Buggenhout : témoignages touchants des proches des victimes
À l’école Richtpunt de Buggenhout, deux adolescents, Mohamed Reda, 15 ans, et Arthur, 12 ans, ainsi qu’une accompagnatrice, Anke, 27 ans, et le chauffeur, ont perdu la vie dans un accident de minibus scolaire. Une salle de classe a été transformée en espace de recueillement pour permettre aux élèves et au personnel d’exprimer leur douleur, selon la directrice Jolien Roef.
À l’école Richtpunt de Buggenhout, élèves et enseignants sont en état de choc suite à la mort de deux adolescents, d’une accompagnatrice et du chauffeur du minibus scolaire. Les victimes de ce tragique accident commencent à être identifiées, notamment Mohamed Reda, 15 ans, et Arthur, 12 ans, qui se trouvaient à bord du bus scolaire.
Arthur, passionné d’escargots et de dessin, était considéré comme un véritable rayon de soleil. De son côté, Mohamed Reda, avec ses yeux pétillants et ses boucles caractéristiques, vivait pour le football.
Au sein de l’établissement, une salle de classe a été réaménagée en espace de recueillement. « Nous voulons offrir à chacun un lieu pour exprimer sa douleur à sa façon », a déclaré la directrice, Jolien Roef, soulignant l’importance du soutien psychologique pour les jeunes et le personnel.
Parmi les victimes se trouvait Anke, 27 ans, qui accompagnait les enfants dans le bus ce matin-là. Son compagnon, Bjorn Van Malderen, explique avoir réalisé la gravité de la situation en croisant un policier sur les lieux de l’accident. « Nous avions des projets d’avenir, et maintenant il ne reste plus rien », a-t-il indiqué.
Bjorn Van Malderen peine à croire que sa compagne Anke soit décédée. La jeune femme était dans le bus lorsque celui-ci a percuté un train et n’a pas survécu. « Je n’arrête pas d’y penser, mais je l’ai vue allongée là, donc c’est vrai », a affirmé Bjorn.
Un crowdfunding a permis de récolter des dizaines de milliers d’euros pour aider la famille à financer les funérailles, un geste de solidarité qui ne peut toutefois pas faire oublier la perte.
Alors que l’enquête se poursuit afin de comprendre pourquoi le minibus s’est retrouvé sur un passage à niveau fermé, la communauté est en quête de réponses. « Beaucoup de questions restent encore sans réponse, notre priorité aujourd’hui, ce sont les familles et les élèves », insiste Jolien Roef.

