Pollution à l’ozone : 6 stations en Belgique dépassent le seuil d’information
Les journées ensoleillées ne garantissent pas une bonne qualité de l’air, car des conditions favorables à la formation d’ozone se produisent lorsque la chaleur est intense. Le seuil d’information pour l’ozone est fixé à 180 µg par mètre cube en moyenne horaire, et ce lundi 25 mai 2026, une station a dépassé ce seuil, suivi de six stations le mardi.
Contrairement aux idées reçues, les journées ensoleillées ne garantissent pas une bonne qualité de l’air. « Ce sont des conditions qui sont favorables à la formation d’ozone, qui est un polluant secondaire qui se forme dans l’atmosphère par une réaction photochimique », explique Philippe Maetz, de la Cellule Interrégionale de l’Environnement. L’ozone se développe particulièrement quand il fait très chaud et ensoleillé, à partir d’autres polluants déjà présents. L’expert précise que « la cause reste quand même nos émissions de polluants, même si le beau temps peut exalter les concentrations d’ozone ».
Le seuil d’information dépassé dans six stations
« Il y a un seuil dit d’information qui est fixé à 180 µg par mètre cube en moyenne horaire, tandis que le seuil d’alerte monte à 240 µg par mètre cube ». Une station a dépassé le seuil d’information ce lundi 25 mai 2026, puis six stations l’ont dépassé mardi.
La différence entre ces deux niveaux est cruciale pour la santé publique. « À 180 µg, c’est essentiellement les groupes à risque et les personnes les plus sensibles qui vont ressentir les effets », détaille Philippe Maetz. En revanche, « lorsqu’on atteint le seuil d’alerte, c’est l’ensemble de la population qui est amenée à prendre davantage de précautions ».
Adapter ses activités aux pics de pollution
Face à cette réalité, certaines habitudes doivent évoluer. L’ozone se forme progressivement au cours de la journée, avec des concentrations qui augmentent graduellement. Les dépassements de seuils surviennent généralement en fin d’après-midi, voire en début de soirée. Philippe Maetz recommande d’éviter « les activités extérieures entre 12h et 21h », lors des journées à risque. Pour les activités physiques, « il vaut mieux les faire le matin très tôt ».
Une surveillance renforcée avec la nouvelle station liégeoise
Pour mieux surveiller cette qualité de l’air, une nouvelle station de mesure a été inaugurée à Liège. Fonctionnelle depuis plusieurs mois, elle analyse les quantités de particules fines dans l’air, comme l’oxyde d’azote, l’ozone et le carbone noir présents dans l’atmosphère. Les citoyens peuvent consulter ces données en temps réel sur le site wallonair.be.
>> Découvrez l’interview complète de Philippe Maetz, de la Cellule Interrégionale de l’Environnement, ci-dessus ou dans l’émission « Quel Temps pour la Planète » de ce mercredi 27 mai 2026 sur RTBF Auvio.

