Babak Zanjani : l’homme sauvé par l’Iran face aux sanctions de Trump.
Babak Zanjani, ancien architecte des contournements de sanctions, a été condamné à mort en 2016 pour avoir détourné près de 2,7 milliards de dollars liés à des ventes de pétrole. En 2026, il évolue de nouveau dans les domaines des cryptomonnaies et des infrastructures financières alternatives pour permettre à Téhéran de commercer malgré l’isolement.
Son nom ne vous évoque probablement rien. Pourtant, sans lui, l’Iran aurait pu céder face aux sanctions occidentales et à la pression militaire américaine et israélienne.
Babak Zanjani a longtemps attendu sa fin dans une prison iranienne. Actuellement, il serait de nouveau actif dans les zones grises du pouvoir, cette fois à travers les cryptomonnaies, les infrastructures financières alternatives et les réseaux numériques qui permettent à Téhéran de poursuivre ses échanges malgré son isolement.
Selon le Wall Street Journal, ce retour en force est saisissant. Déjà dans les années 2010, Zanjani était l’artisan discret des contournements de sanctions. Tandis que l’Iran souffrait sous l’embargo, il parvenait à faire circuler le pétrole à travers un dédale de banques exotiques, d’avions privés et de sociétés-écrans. Pour certains, il était un patriote incontournable, tandis que pour d’autres, il était un oligarque prédateur.
Puis survint la chute. Accusé d’avoir détourné près de 2,7 milliards de dollars issus de ventes de pétrole, le golden boy devenu gênant a été condamné à mort en 2016.
Cependant, dans l’Iran de 2026, les hommes capables de contourner les sanctions sont devenus trop rares pour rester invisibles longtemps. Hier, les pétroliers fantômes ; aujourd’hui, les blockchains. La technologie évolue, mais la logique reste inchangée.
Reste à déterminer si l’**accord de paix proposé par Donald Trump et Marco Rubio** ne transformera pas demain cet indispensable artisan d’aujourd’hui en un fossile gênant.

