France

Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin forme Gabriel Attal

Dominique de Villepin a estimé dimanche qu’il n’y avait « rien de Jacques Chirac chez Gabriel Attal », après que ce dernier a officialisé sa candidature. Villepin a également déclaré que « Jacques Chirac a toujours été Jacques Chirac, Gabriel Attal doit apprendre à devenir Gabriel Attal ».


Dans la course à l’Élysée, les tensions s’intensifient entre deux anciens Premiers ministres. Dominique de Villepin, pressenti comme candidat à la présidentielle de 2027, a déclaré dimanche qu’il n’y avait « rien de Jacques Chirac chez Gabriel Attal », après que ce dernier ait annoncé sa candidature en s’inspirant de l’ancien président.

« S’il y a une chose dont je peux témoigner, c’est qu’il n’y a rien dans Gabriel Attal de Jacques Chirac », a affirmé sur BFMTV celui qui a « bien connu Chirac » et qui l’a « accompagné toute une partie de sa carrière » — ayant été secrétaire général de l’Élysée, ministre des Affaires étrangères, ministre de l’Intérieur puis Premier ministre entre 1995 et 2007.

Concernant sa propre candidature, Dominique de Villepin est resté évasif. « Jacques Chirac a toujours été Jacques Chirac, Gabriel Attal doit apprendre à devenir Gabriel Attal », a-t-il indiqué en réponse à la comparaison entre les annonces de candidature des deux hommes, mise en avant par des proches de Gabriel Attal.

S’exprimant au sujet de ses ambitions présidentielles, l’ancien Premier ministre, âgé de soixante-dix ans, a semblé vouloir prendre le temps nécessaire : « Nous vivons à l’heure des faux départs de campagne électorale, tout le monde se presse pour déclarer sa candidature […] laissons passer les plus pressés », a-t-il dit, se moquant des « jeunes responsables politiques qui veulent se faire les dents et montrer à quel point ils sont talentueux ».

Cette remarque semble viser directement le jeune leader du parti Renaissance, suivie d’une critique plus franche concernant certains « positionnements qui parfois (l)’étonnent, quand (il) voi(t) Gabriel Attal, voire Édouard Philippe, utiliser toutes sortes de périphrases pour expliquer qu’ils sont les hommes de la rupture et du changement ».