Le virus Ebola ne menace pas la RDC-Danemark à Sclessin, risque minime.
La sélection congolaise devra s’isoler dans une « bulle » pendant 21 jours pour éviter une contamination au virus Ebola si elle veut entrer aux Etats-Unis pour disputer la Coupe du monde. Des messages à destination de la population pour sensibiliser aux symptômes et aux risques d’Ebola devraient bientôt être diffusés par les autorités.
La sélection congolaise devra s’isoler dans une « bulle » pendant 21 jours afin d’éviter une contamination au virus Ebola, si elle souhaite entrer aux États-Unis pour participer à la Coupe du monde dans moins d’un mois, a annoncé ce vendredi la Maison Blanche.
« Nous avons été très clairs avec le Congo : ils doivent maintenir l’intégrité de leur bulle pendant 21 jours avant de pouvoir venir à Houston le 11 juin », a déclaré Andrew Giuliani, responsable de l’équipe de la Maison Blanche chargée de la Coupe du monde, à la chaîne sportive ESPN. Pour respecter ce délai, l’équipe, actuellement en stage de préparation en Belgique, doit commencer son isolement dès ce vendredi.
On ignore encore si cette décision de l’administration de Donald Trump impactera le match prévu le 3 juin prochain contre le Danemark à Sclessin.
Les joueurs jouent et vivent dans des pays étrangers, mais des questions se posent : la rencontre, si elle a lieu, présente-t-elle des risques sanitaires ?
Non, répondent les autorités. « Nous sommes avertis évidemment. Mais les joueurs de l’équipe des Léopards ne jouent pas dans le pays. L’équipe technique vient de Kinshasa, où aucun cas d’Ebola n’a été signalé. Le risque zéro n’existe pas, mais la rencontre est, pour l’instant maintenue, et il n’y a pas d’inquiétude du côté du cabinet du ministre », explique le cabinet de Franck Vandenbroucke.
Le SPF Santé a précisé que des réunions sont prévues tout au long de la semaine pour suivre l’évolution de la situation. L’ampleur de cette épidémie pousse les autorités à collaborer, tant au niveau fédéral qu’au niveau régional. « Nous avons appris du COVID », explique Lara Kotlar, porte-parole de l’AVIQ, en charge de la santé en Wallonie. « Considérant cette épidémie mondiale, nous travaillons ensemble depuis plusieurs semaines. Des mesures ont été prévues, en dehors de ce match de foot, pour toutes les personnes qui reviennent du Congo », ajoute-t-elle.
Des messages pour sensibiliser la population aux symptômes et aux risques d’Ebola devraient bientôt être diffusés par les autorités.
Pour Yves Coppieters, ministre wallon de la Santé, les joueurs de la sélection congolaise ne seront pas traités différemment : « Il s’agit de la pire épidémie que connaît le pays depuis plusieurs années. Nous sommes inquiets par ce qu’il se passe au Congo, notamment en Ituri et au Nord Kivu. Mais des mesures ont été mises en place pour prendre en charge le moindre cas suspect. »
« Il n’y a pas grand-chose à faire de plus pour l’instant », estime le ministre, « l’AVIQ et le SPF Santé sont mobilisés et sauront répondre en cas de souci. »
L’OMS a déclenché dimanche dernier une alerte sanitaire internationale pour faire face à la dix-septième flambée d’Ebola en République Démocratique du Congo, un vaste pays d’Afrique centrale comptant plus de 100 millions d’habitants, où des provinces orientales difficilement accessibles par la route subissent les violences de groupes armés.
Il reste à voir si le match prévu le 3 juin prochain dans le stade de Sclessin entre l’équipe de la RDC et le Danemark pourra réellement avoir lieu.

