Belgique

Procès Falzone : Une victime évoque la sécurité à Strépy

Le jeune homme a expliqué ce jeudi matin que son père lui avait fait la surprise de participer au carnaval de Strépy, alors qu’il avait l’habitude de se rendre à celui de La Hestre. Le témoin évoque les séquelles laissées sur son père, ancien directeur de chantier, en indiquant qu’il « oublie », a « du mal à se concentrer » et « n’est plus le même » depuis les faits.


Un jeune homme a raconté ce jeudi matin que, le jour du drame, son père lui avait fait la surprise de participer au carnaval de Strépy, alors qu’il avait l’habitude de se rendre à celui de La Hestre. Alerté par des informations faisant état d’un accident, le témoin a immédiatement tenté de contacter sa famille avant de se rendre sur les lieux de l’incident. À son arrivée, il découvre une scène qu’il qualifie de champ de guerre. « Des gens allongés partout, des cris, des pleurs, du sang », décrit-il à la barre. Guidé par un gille, il finit par retrouver son père, conscient mais incapable de bouger. « En traversant la rue, je me disais que je n’avais plus de papa », confie-t-il.

Père et fils se lancent ensuite à la recherche de « Fifa », une proche disparue dans le chaos. Ils apprendront par la suite qu’elle était coincée dans un véhicule stationné à proximité. À quelques mètres d’eux se trouvait également Michelina, grièvement blessée. Le témoin mentionne aussi les séquelles que son père, ancien directeur de chantier, endure depuis l’incident. « Aujourd’hui, il oublie, il a du mal à se concentrer. Il n’est plus le même », explique-t-il, faisant également état des difficultés financières rencontrées depuis les faits. « On était à Strépy, dans un village où on se sentait en sécurité », a ajouté une victime. « Ce n’est pas un accident. C’est une horreur », conclut-elle.