Bolivie : le président Rodrigo Paz ne lâche pas son gouvernement face aux manifestations
Depuis trois semaines, des paysans, ouvriers, mineurs et travailleurs mettent sous pression le chef de l’Etat, au pouvoir depuis à peine six mois, à travers des manifestations et des barrages routiers, alors que le pays traverse sa pire crise économique depuis quatre décennies. Le ministre des Affaires étrangères Fernando Aramayo a accusé certains groupes de chercher, à travers les manifestations, à affaiblir le gouvernement et à porter atteinte à « l’état de droit. »
Depuis trois semaines, des agriculteurs, des ouvriers, des mineurs et des travailleurs exercent des pressions sur le chef de l’État, en poste depuis seulement six mois, à travers des manifestations et des barrages routiers, alors que le pays fait face à sa pire crise économique depuis quarante ans. « Nous devons réorganiser un gouvernement capable d’écouter », a affirmé M. Paz, tout en précisant qu’il ne dialoguerait pas avec les « vandales ». Il a indiqué que « les portes resteront ouvertes » à « ceux qui respectent la démocratie ».
S’exprimant devant l’Organisation des Etats américains (OEA), le ministre des Affaires étrangères Fernando Aramayo a accusé certains groupes de tenter, par le biais des manifestations, d’affaiblir le gouvernement et de porter atteinte à « l’état de droit ». Brandissant des drapeaux indigènes, des agriculteurs aymaras et des transporteurs ont défilé dans les rues de La Paz, la capitale administrative, sans heurts avec la police, qui a été déployée pour sécuriser les accès autour du palais présidentiel.
« Ce gouvernement doit partir. S’il ne veut pas que le sang coule, qu’il s’en aille pacifiquement », a déclaré à l’AFP Romer Cahuaza, un transporteur de La Paz. Le gouvernement soutient que les manifestations sont orchestrées par l’ancien président socialiste Evo Morales, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt dans une affaire de traite présumée d’une mineure, accusations qu’il rejette. Depuis 2024, le dirigeant cocalero se trouve retranché dans le Chapare, au centre du pays, protégé par ses partisans.

