Poulets dopés aux hormones : un professeur ne dément pas les rumeurs.
Ahmed Rejeb a démenti l’utilisation d’hormones par les éleveurs de volailles en Tunisie, rappelant que ces pratiques sont interdites par la loi. Le vétérinaire a insisté sur la nécessité pour les éleveurs de respecter scrupuleusement les règles de dosage concernant l’utilisation des antibiotiques.
Le professeur hospitalo-universitaire et vétérinaire, Ahmed Rejeb, a démenti l’usage d’hormones par les éleveurs de volailles en Tunisie pour accélérer la croissance des poulets et intensifier la production. Il a rappelé que de telles pratiques sont prohibées par la loi, coûteuses et présentent des dangers pour la santé humaine.
Dans une déclaration à la radio, le vétérinaire a expliqué que la rapidité de croissance des poulets modernes résulte des avancées scientifiques et des améliorations génétiques qui ont augmenté la capacité des oiseaux à assimiler les aliments. Il a indiqué que ces souches peuvent transformer un kilogramme et demi d’aliments concentrés en une quantité équivalente de viande en seulement un mois.
Il a également affirmé que la valeur nutritionnelle et protéique de la viande et des œufs est identique entre le poulet traditionnel (fermier) et le poulet génétiquement amélioré, la seule différence étant le goût. Il a souligné que le secteur avicole est vital, fournissant plus de 40 % des protéines animales aux consommateurs tunisiens.
Par ailleurs, le médecin vétérinaire a alerté sur l’utilisation anarchique des antibiotiques dans le secteur sans supervision médicale, en insistant sur la nécessité pour les éleveurs de respecter strictement les règles de dosage.

