Périscolaire : enquête du parquet de Paris sur 100 établissements pour violences possibles.
Le parquet de Paris a ouvert des enquêtes pour de possibles violences dans une centaine d’établissements, selon la procureure de Paris Laure Beccuau. Depuis début 2026, 78 agents de la ville ont été suspendus dans les écoles parisiennes, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles.
84 écoles maternelles, une vingtaine d’écoles élémentaires et une dizaine de crèches sont concernées. Le parquet de Paris a ouvert des enquêtes sur de possibles violences dans environ une centaine d’établissements, a rapporté la procureure de Paris, Laure Beccuau, ce dimanche sur RTL.
« À l’heure actuelle, au niveau des poursuites, nous avons eu trois ouvertures d’informations [judiciaires, confiées à des juges d’instruction] et cinq convocations devant le tribunal correctionnel », a précisé la procureure, mentionnant qu’un animateur avait été placé en détention provisoire. Elle a souligné que ce dossier « est tout à fait une urgence », pointant la lourde charge de travail de la brigade criminelle, qui s’occupe également des affaires d’inceste.
78 agents suspendus depuis le début de l’année
Depuis le début de l’année 2026, 78 agents de la ville ont été suspendus dans les écoles parisiennes, parmi lesquels 31 pour des soupçons de violences sexuelles. Ces chiffres illustrent un aspect « systémique », d’après le nouveau maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire. Face à l’ampleur du scandale, l’ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo a mis en œuvre, à la mi-avril, un plan d’action d’une valeur de 20 millions d’euros pour le périscolaire, qualifié de « priorité absolue » en début de mandat.
Ce plan prévoit une simplification du processus de signalement avec une cellule d’écoute spécifique et promet une « transparence totale » aux familles, ainsi qu’une professionnalisation d’une filière fragilisée — la grande majorité des 14 000 animateurs parisiens étant des vacataires.
Une grève prévue le 22 mai
Les parents continuent de revendiquer des mesures supplémentaires. Au-delà de Paris, les collectifs SOS Périscolaire et #MeTooEcole réclament des actions au niveau national et une approche interministérielle.
À Paris, les syndicats du secteur dénoncent une « politique de répression de la municipalité » qui, selon eux, applique des « suspensions automatiques » dans une filière en « sous-effectif chronique ». Ils ont appelé à la grève jusqu’au 22 mai.

