Guerre en Ukraine : Kiev contre-attaque, un tribunal se fixe contre la Russie
Ce vendredi 15 mai 2026, 34 pays membres du Conseil de l’Europe, ainsi que l’Union européenne, l’Australie et le Costa Rica, ont annoncé vouloir rejoindre le futur tribunal spécial pour l’Ukraine, destiné à juger l’invasion russe. Selon Jarno Habicht, le représentant de l’OMS en Ukraine, « 71 % des personnes souffrent d’épisodes d’anxiété, de stress et d’insomnies. »

Vous n’avez pas suivi les derniers développements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous résume l’essentiel chaque soir. Voici les actualités du vendredi 15 mai 2026, au 1.542e jour du conflit.
Le fait du jour
C’est une avancée significative. Ce vendredi, 34 pays membres du Conseil de l’Europe, ainsi que l’Union européenne, l’Australie et le Costa Rica, ont exprimé leur volonté de rejoindre le futur tribunal spécial pour l’Ukraine, conçu pour juger l’invasion russe. Réuni à Chisinau, la capitale moldave, le comité des ministres du Conseil de l’Europe a adopté une résolution établissant les bases du futur « comité de direction » de cette juridiction, telle que souhaitée par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Cette instance vise à contourner l’impossibilité de poursuivre le « crime d’agression » devant la Cour pénale internationale, que Moscou ne reconnaît pas. « Le moment où la Russie devra rendre des comptes pour son agression approche », s’est réjoui le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Alain Berset. La Russie a déjà averti qu’elle considérerait les décisions de ce futur tribunal comme « nulles et non avenues ». De son côté, la Commission européenne a annoncé un soutien financier de 10 millions d’euros pour faciliter la création de cette juridiction.
La déclaration du jour
« L’impact de la guerre se fera sentir pendant des générations. »
La crise de santé mentale en Ukraine est de plus en plus évidente et s’aggrave après plus de quatre ans de guerre contre la Russie, a déclaré vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le stress psychologique lié à cette guerre dévastatrice, qui a débuté en février 2022 avec l’invasion russe, est depuis longtemps une priorité pour le gouvernement et le système de santé du pays.
Jarno Habicht, le représentant de l’OMS en Ukraine, a noté qu’en mars 2022, un mois après le début du conflit, l’agence sanitaire des Nations Unies évaluait déjà à 10 millions le nombre de personnes nécessitant un soutien en santé mentale dans le pays. « Ces besoins sont de plus en plus importants », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Genève (Suisse), citant les dernières données de l’OMS selon lesquelles « 71 % des personnes souffrent d’épisodes d’anxiété, de stress et d’insomnies. »
Le chiffre du jour
3. C’est le nombre d’heures pendant lesquelles l’aéroport d’Helsinki, en Finlande, a cessé son activité aérienne vendredi soir. Plus tôt, le Premier ministre Petteri Orpo avait annoncé sur X une alerte aux drones dans la région d’Uusimaa (sud) et un renforcement de la surveillance par les forces armées finlandaises.
Les services d’urgence nationaux avaient également averti d’une menace liée à un drone et ont conseillé à la population de prendre des précautions. La semaine précédente, les garde-côtes finlandais avaient déclaré que deux drones soupçonnés d’avoir violé l’espace aérien de la Finlande provenaient très probablement d’Ukraine.
La tendance
Après une nuit de bombardements russes meurtriers, l’Ukraine a répliqué en envoyant des drones en direction de la Russie. À Riazan, au sud-est de Moscou, l’une de ces attaques a causé la mort de quatre personnes et fait au moins 12 blessés, selon le comité d’enquête russe, l’une des principales agences judiciaires du pays. Le ministère russe de la Défense a déclaré avoir abattu au total 355 drones ukrainiens au-dessus d’une quinzaine de régions, ainsi que sur la Crimée annexée, durant la nuit.
En parallèle, le président Volodymyr Zelensky a affirmé vendredi que l’Ukraine avait le droit de frapper des installations pétrolières et militaires en Russie, en représailles à l’attaque meurtrière de Kiev qui a causé au moins 24 morts la veille. « L’Ukraine ne laissera impunie aucune frappe de l’agresseur qui ôte la vie de notre population. Nous sommes pleinement fondés à répondre en visant l’industrie pétrolière russe, sa production militaire et ceux qui sont directement responsables des crimes de guerre commis contre l’Ukraine et les Ukrainiens », a-t-il écrit sur X.

