Une étude révèle un traitement pour les lésions cérébrales chez les prématurés.
L’examen du flux sanguin dans le cerveau des bébés prématurés permet d’identifier plus rapidement ceux ayant besoin d’une protection supplémentaire, selon une étude réalisée à l’université néerlandophone VUB de Bruxelles et publiée lundi. L’étude menée par le docteur Fleur Camfferman souligne que les traitements actuels sont standardisés et ne varient qu’en fonction du poids et de l’âge du nouveau-né.
L’examen du flux sanguin dans le cerveau des bébés prématurés pourrait aider les médecins à identifier plus rapidement les nourrissons nécessitant une protection supplémentaire, selon une étude réalisée à l’université néerlandophone VUB de Bruxelles et publiée lundi.
Cette recherche, dirigée par le docteur Fleur Camfferman, pédiatre et néonatologiste à l’hôpital universitaire UZ Brussel, affilié à la VUB, ouvre la voie à des traitements plus adaptés en se concentrant sur les veines pour surveiller la santé cérébrale des nourrissons, alors que, depuis près de cinquante ans, l’attention des médecins était principalement portée sur les artères.
Les travaux du Dr Camfferman ont ainsi montré qu’il est possible de prédire les complications cérébrales en analysant le débit des veines, qui sont les vaisseaux sanguins drainant le sang du cerveau. En effet, lorsque le sang ne peut pas s’écouler facilement, la pression au sein des vaisseaux augmente et certains d’entre eux peuvent éclater, mettant en danger le bébé. Cette avancée pourrait permettre d’identifier les enfants à risque beaucoup plus précocement.
Les traitements actuels sont standardisés et ne tiennent compte que du poids et de l’âge du nouveau-né. Cette étude plaide pour une approche personnalisée : si le médecin observe un flux sanguin stable lors de l’échographie, il peut, sur la base d’autres paramètres, décider qu’un traitement avec des effets secondaires n’est pas nécessaire. Certaines thérapies, axées sur le repos, telles que le « kangourou » (contact peau à peau avec les parents), peuvent alors être favorisées.
L’étude souligne aussi la nécessité d’une meilleure formation technique pour les pédiatres, car ces mesures de précision ne sont efficaces que si elles sont réalisées avec le plus grand soin.
De plus, il est stipulé que l’importante quantité de données recueillies lorsque des bébés sont en soins intensifs pourrait être utilisée pour alimenter des intelligences artificielles (IA). Ces modèles informatiques pourraient, à l’avenir, détecter des schémas invisibles à l’œil humain et signaler des dangers encore plus tôt.

