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Tarn-et-Garonne : Parents soupçonnés de dopage sur leur fille de 14 ans

Un couple originaire de Montauban a été mis en examen pour des soupçons de dopage sur leur fille, une adolescente de 14 ans, sportive de haut niveau. L’adolescente a nié tout dopage, tandis que son père a reconnu avoir fourni des produits mais a assuré qu’il ne s’agissait pas de substances interdites.


Jusqu’où peut conduire l’ambition pour un enfant ? Le jeudi 7 mai, un couple de Montauban, dans le Tarn-et-Garonne, a été mis en examen en raison de soupçons de dopage concernant leur fille, une adolescente de 14 ans qui pratique le sport à un niveau élevé. Selon *La Dépêche du Midi*, qui a révélé l’affaire, le père a été arrêté le 4 mai, suite à une enquête menée par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), déclenchée après un signalement. Il est suspecté d’avoir donné des « médicaments » à sa fille afin d’améliorer ses performances physiques.

L’adolescente est un véritable prodige du crossfit, ayant atteint en deux ans la 8e place mondiale dans sa catégorie, ce qui a impressionné son entourage grâce à sa musculature et ses performances jugées « hors normes ».

### Des analyses des produits prévues

Un tel succès en si peu de temps a suscité des soupçons. D’après les journalistes, le refus de la famille de l’adolescente d’inscrire cette dernière dans l’équipe de France d’haltérophilie, ainsi qu’une blessure survenue « à pic » avant une compétition, ont également alimenté les préoccupations. Pour les professionnels, ces éléments pourraient faire partie d’une stratégie pour esquiver les contrôles officiels.

Lors d’une audition libre, la jeune athlète a nié toute implication dans un dopage. Sa mère a déclaré qu’elle ne s’est pas occupée de sa préparation. Son père a reconnu avoir fourni des produits, mais a affirmé qu’il ne s’agissait pas de substances interdites. Ces arguments n’ont toutefois pas réussi à convaincre la justice. Les parents ont été mis en examen et l’adolescente a été placée en famille d’accueil pour des raisons de protection.

Les analyses des produits saisis lors des perquisitions devraient permettre de clarifier la situation.