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Energie : Le prix du gaz baisse en juin pour la plupart des abonnés

Selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE), le prix de référence du gaz va reculer de 4,8 % en juin pour une majorité de ménages abonnés, qui verront leur facture diminuer en moyenne de 1,26 euro le mois prochain. L’indice de référence européen (TTF) a pris près de 42 % depuis le début de la guerre, passant de 31,959 euros/MWh le 27 février à 45,355 euros/MWh lundi vers 11h20.


Enfin une « bonne » (mais petite) nouvelle pour le porte-monnaie ? La Commission de régulation de l’énergie (CRE) annonce que le prix de référence du gaz va diminuer de 4,8 % en juin pour la majorité des ménages abonnés, qui constateront une réduction de leur facture de 1,26 euro en moyenne le mois prochain. Toutefois, cette « bonne » nouvelle doit être nuancée puisque le prix de référence de juin demeure près de 10 % plus élevé que celui d’avril, qui ne prenait pas en compte la hausse des prix du pétrole et du gaz due à la guerre au Moyen-Orient, précise la CRE à l’AFP.

Cette baisse de 4,8 %, après une augmentation de 15,4 % en mai, touchera environ 6 millions de ménages ayant souscrit une offre de fournisseur indexée sur ce prix moyen variant chaque mois, soit environ 60 % des abonnés résidentiels au gaz.

Les offres à prix fixe « pas concernées » par la baisse

Depuis la suppression des prix réglementés du gaz, le « prix repère de vente de gaz (PRVG) » sert de référence sur le marché et aide les fournisseurs à déterminer le montant de leurs offres, permettant aux consommateurs de les comparer. Ce prix passera à 152,86 euros du mégawattheure TTC en juin, contre 160,54 EUR/MWh TTC au 1er mai. En revanche, les 40 % d’abonnés ayant souscrit à une offre à prix fixe ne sont pas concernés par cette évolution.

La CRE précise que cette situation résulte d’une baisse des prix sur les marchés du gaz en avril par rapport à mars, mois durant lequel les prix avaient fortement augmenté à cause du conflit au Moyen-Orient. Ainsi, « seule la part approvisionnement évolue au 1er juin 2026 », représentant l’une des trois composantes de la facture, avec les taxes et les coûts d’acheminement.

Le calcul de la part « approvisionnement » s’appuie principalement sur une moyenne des prix de marchés constatés mensuellement un mois avant la livraison du gaz, donc pour juin 2026, ceux d’avril. En avril, sur des marchés volatils influencés par le conflit, le contrat à terme du TTF néerlandais, référence européenne du prix du gaz, avait chuté d’environ 9,4 % sur un mois.

L’indice de référence européen a pris près de 42 % depuis le début de la guerre

Déclenchée le 28 février par l’offensive des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, la guerre au Moyen-Orient a conduit Téhéran à bloquer le détroit d’Ormuz, un axe stratégique par lequel transitent habituellement près de 20 % du pétrole et du gaz mondiaux, entraînant une chute brutale de l’approvisionnement et une flambée des prix.

L’indice de référence européen (TTF) a ainsi augmenté de près de 42 % depuis le début de la guerre, passant de 31,959 euros/MWh le 27 février, veille du déclenchement du conflit, à 45,355 euros/MWh lundi vers 11h20. En plus des hausses, les marchés gaziers ont également connu de fortes fluctuations, atteignant même 74 euros/MWh le 19 mars.