Une association française porte plainte pour homophobie contre Elon Musk.
Elon Musk a écrit sur X : « Ils sont plus faux qu’un euro en chocolat et plus pédés qu’un flamant rose en tutu fluo ! » en réponse à un message évoquant une nouvelle étape dans l’enquête judiciaire en France. Étienne Deshoulières, avocat de l’association Stop Homophobie, a déposé plainte « pour injures publiques envers un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle ou identité de genre ».
« Ils sont plus faux qu’un euro en chocolat et plus pédés qu’un flamant rose en tutu fluo ! », a écrit Elon Musk sur X, en réponse à un message mentionnant une nouvelle avancée dans l’enquête judiciaire en France, où un juge d’instruction parisien est désormais chargé d’examiner d’éventuelles dérives concernant X.
Étienne Deshoulières, avocat de l’association Stop Homophobie, a déposé une plainte « pour injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur orientation sexuelle ou identité de genre » :
« L’injure homophobe est caractérisée dès lors que la charge injurieuse des propos rejaillit sur le groupe protégé par la loi. »
Dans sa plainte, l’avocat souligne que Stop Homophobie a pour objet statutaire la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie. Cette association est donc « recevable à agir » judiciairement pour « combattre les discriminations fondées notamment sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre ».
À la suite des investigations ouvertes en janvier 2025, un juge d’instruction est maintenant chargé en France d’enquêter sur une possible complicité de diffusion d’images pédopornographiques sur le réseau social X, a annoncé jeudi le parquet de Paris.
Précédemment, Elon Musk n’avait pas répondu, fin avril, à une convocation de la justice française pour une audition libre.
Cette personnalité de la tech, ainsi que l’ancienne directrice générale de X, Linda Yaccarino, sont ciblées en tant que gérants de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits.
« Ce sont des attardés mentaux », avait déjà déclaré Elon Musk, en français, sur son réseau social, à propos des magistrats français, après une perquisition effectuée mi-février dans les locaux parisiens de X.
Le réseau social avait qualifié cette perquisition d’ « acte judiciaire abusif », soutenant qu’elle reposait « sur des motivations politiques » et niant toute infraction. Il avait affirmé qu’il ne se laisserait « pas intimider ».

