Du 1er malade au suivi : transmission humaine du hantavirus ?
Le virus « Andes », ou « orthohantavirus andesense », est le principal responsable des cas de syndromes cardiopulmonaires à hantavirus en Amérique du Sud. En 2018-2019, une épidémie a été observée dans la province de Chubut, en Argentine, entraînant 34 cas confirmés et 11 décès.
Le virus « Andes », scientifiquement désigné « orthohantavirus andesense », est le principal responsable des syndromes cardiopulmonaires à hantavirus (HCPS) en Amérique du Sud. Ce virus provoque des maladies respiratoires graves, généralement débutant par des symptômes semblables à ceux de la grippe, pouvant évoluer vers une toux, un essoufflement, une accumulation de liquide dans les poumons, et parfois conduire au décès. Le taux de mortalité peut s’élever jusqu’à 50 %.
Contrairement aux autres hantavirus, « Andes » a la capacité de se transmettre d’une personne à une autre. Des cas de transmission interhumaine ont été signalés en Argentine en 2018-2019, lorsque 34 cas confirmés et 11 décès ont été documentés dans la province de Chubut.
Actuellement, il n’existe pas de traitement antiviral spécifique ou de vaccin contre l’infection à hantavirus. La prise en charge des patients se concentre sur le traitement des symptômes et des complications respiratoires et cardiaques, souvent en soins intensifs lorsque nécessaire.
Une ligne du temps, élaborée notamment à partir des données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), retrace ce qui semble être une chaîne de transmission dans un cadre confiné, depuis le premier cas identifié jusqu’à ce jour.
L’Organisation mondiale de la santé a lancé un appel aux passagers du vol 4Z132 du 25 avril, reliant Sainte-Hélène à Johannesburg. Ce vol a été pris par une passagère néerlandaise infectée par le virus, qui est décédée à son arrivée aux urgences de l’hôpital sud-africain de Kempton Park. Elle était l’épouse du premier passager infecté, qui avait lui aussi succombé à bord du navire.
Enfin, le 6 mai 2026, un sujet a été consacré à des cas suspects de hantavirus lors d’une croisière, avec des évacuations en cours et le bateau en route vers Tenerife.

