Hantavirus sur un bateau de croisière : l’OMS ne compare pas à la Covid-19.
L’Argentine va envoyer des experts à Ushuaïa pour capturer et analyser des rongeurs, en quête d’une « possible présence du virus ». La province de la Terre de Feu « n’a signalé aucun cas d’hantavirus depuis la mise en place de la notification obligatoire en 1996 ».

L’Argentine envoie des experts à Ushuaïa pour l’analyse des rongeurs
Le ministère de la Santé argentin a annoncé que des experts se rendront prochainement à Ushuaïa, point de départ du navire touché par un foyer d’hantavirus le 1er avril, afin de capturer et d’analyser des rongeurs à la recherche d’une « possible présence du virus ». Des équipes de l’Institut Malbran de Buenos Aires, reconnu pour ses travaux sur les maladies infectieuses, vont effectuer des opérations de capture et d’analyse dans les zones empruntées par le couple néerlandais décédé, qui était à bord du MV Hondius. À noter que la province de la Terre de Feu « n’a signalé aucun cas d’hantavirus depuis la mise en place de la notification obligatoire en 1996 ».
Alerte d’une agence sanitaire de l’UE
La directrice du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), une agence de l’UE, a déclaré mercredi que « de nombreuses incertitudes subsistent encore concernant cette épidémie d’hantavirus et qu’il est important, à ce stade, d’adopter une approche de précaution pour réduire la probabilité de nouvelles transmissions ».
Point de vue du chef de l’OMS sur la situation
Mercredi, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé qu’il « ne pense pas » que la situation résultant de l’apparition d’un foyer d’hantavirus sur le MV Hondius soit similaire à celle du début de la pandémie de Covid-19. Tedros Adhanom Ghebreyesus a précisé que « pour l’instant, le risque pour le reste du monde est faible ».
Mise à jour en direct
Une fois de plus, la rédaction de 20 Minutes se mobilise pour vous fournir toutes les informations sur l’émergence d’un foyer d’hantavirus à bord du MV Hondius. Le navire a quitté le Cap-Vert mercredi et est attendu samedi à Tenerife, dans l’archipel espagnol des Canaries, d’où l’évacuation des passagers devrait commencer lundi.

