Négociations : L’Iran exige des Etats-Unis d’abandonner leurs « demandes excessives »
L’Iran a appelé lundi les Etats-Unis à « adopter une approche raisonnable » et à abandonner les « demandes excessives ». Un fragile cessez-le-feu est désormais en vigueur depuis le 8 avril après 40 jours de bombardements, mais les négociations piétinent.
L’Iran a demandé lundi aux États-Unis de « prendre une approche raisonnable » et de renoncer aux « exigences excessives », après avoir reçu une réponse de Washington à sa nouvelle proposition dans le cadre des négociations de paix entre les deux pays. « À ce stade, notre priorité est de mettre un terme à la guerre. Nous ne pouvons ignorer les leçons du passé. Nous avons négocié à deux reprises sur les questions nucléaires et, dans le même temps, nous avons été attaqués par les États-Unis », a déclaré Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Téhéran était engagé dans des discussions avec Washington sur le programme nucléaire iranien lorsque les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran le 28 février, tout comme en juin 2025 lors d’un conflit de 12 jours. Un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril après 40 jours de bombardements, mais les négociations stagnent.
Bien que les Iraniens et les Américains aient repris le dialogue via le Pakistan, les discussions qui ont eu lieu à Islamabad le 11 avril ont échoué. Pour tenter de sortir de cette impasse, Téhéran a soumis une nouvelle proposition à Washington, qui a indiqué avoir répondu, comme l’a rapporté la diplomatie iranienne dimanche, ajoutant qu’elle examinait cette réponse.
« Il est essentiel que l’autre partie adopte une approche raisonnable et abandonne les exigences excessives concernant l’Iran », a déclaré Esmaïl Baghaï lors d’un point de presse hebdomadaire auquel l’AFP a assisté. L’un des principaux points de blocage concerne le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit stratégique d’Ormuz, quasiment bloqué depuis le début de la guerre.
Selon le porte-parole, « la communauté internationale doit demander des comptes aux États-Unis et au régime sioniste (Israël, NDLR) pour avoir engendré l’insécurité sur cette voie maritime et créé des problèmes dont les répercussions se ressentent partout dans le monde ».

