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Italie : la grâce présidentielle d’une proche de Berlusconi embarrasse le gouvernement

Nicole Minetti a été condamnée à purger 3 ans et 11 mois de détention pour incitation à la prostitution et détournement de fonds publics. Le président de la République italienne Sergio Mattarella lui a accordé sa grâce le 18 février dernier pour raisons de santé concernant son fils adoptif.


Nicole Minetti, au début de son procès, est impliquée dans une controverse liée à sa grâce présidentielle. Bien que cette grâce lui ait permis d’échapper à une peine de 3 ans et 11 mois d’emprisonnement pour incitation à la prostitution et détournement de fonds publics, elle est maintenant remise en question suite à des enquêtes journalistiques. Accordée par le président Sergio Mattarella le 18 février dernier, cette mesure de clémence était justifiée par des raisons humanitaires concernant son fils adoptif, mais les détails de cette adoption soulèvent des doutes.

Il a été révélé que l’enfant, adopté en Uruguay en 2023 par Nicole Minetti et Giuseppe Cipriani, aurait des parents biologiques encore en vie, contrairement à ce qui avait été affirmé. Ces derniers auraient même contesté légalement l’adoption. Actuellement, le père est en prison, tandis que la mère a disparu, et l’avocate qui défendait leurs droits est décédée dans des circonstances suspectes.

Suite à ces nouvelles révélations, des appels à la démission du ministre de la Justice, Carlo Nordio, se font entendre, ajoutant à sa vulnérabilité face à l’échec de sa réforme judiciaire. La Première ministre Giorgia Meloni a décliné de commenter cette affaire, affirmant que cela ne la concernait pas.

Ces scandales pourraient potentiellement conduire à l’annulation de la grâce. Pendant ce temps, Nicole Minetti a contre-attaqué, accusant le site Il Fatto Quotidiano de diffuser des informations infondées, nuisant à sa réputation, et a déclaré avoir chargé ses avocats de prendre des mesures légales contre les journalistes et le journal.