Fête du travail 2026 : moments clés de la mobilisation du 1er mai
Environ 158.000 personnes ont participé, vendredi en France, aux manifestations syndicales pour la défense du 1er-Mai férié et chômé, dont 24.000 à Paris, selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a relevé dans un post sur X des rassemblements qui se sont déroulés « dans leur grande majorité dans le calme ».
Quelque 158 000 personnes ont participé, vendredi en France, aux manifestations syndicales pour la défense du 1er-Mai férié et chômé, dont 24 000 à Paris, selon les chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur.
La CGT a, pour sa part, comptabilisé plus de 300 000 manifestants, dont environ 100 000 à Paris. L’année précédente, ils étaient 157 000, parmi lesquels 32 000 manifestants dans la capitale selon les autorités, tandis que la CGT rapportait un peu moins de 300 000 personnes, dont environ 100 000 à Paris.
Cette année, syndicats et manifestants ont défilé pour des hausses de salaires sur fond de guerre au Moyen-Orient et se sont opposés à la remise en cause du caractère férié et chômé du 1er-Mai. L’échéance de l’élection présidentielle de 2027 était présente dans toutes les esprits.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a noté dans un post sur X que les rassemblements s’étaient principalement déroulés « dans leur grande majorité dans le calme ». Selon Beauvau, 15 interpellations ont eu lieu dans toute la France, dont sept à Paris.
Le débat concernant la possibilité pour les artisans boulangers et fleuristes, ainsi que pour d’autres commerçants de proximité, d’employer du personnel le 1er-Mai a pris une ampleur nationale ces dernières semaines. Le gouvernement avait indiqué que les boulangers et fleuristes pourraient ouvrir avec leur personnel dès cette année, avant qu’un projet de loi ne formalise ce dispositif à partir de l’an prochain. De nombreux manifestants, comme ici à Bourgoin-Jallieu, s’opposaient à ces ouvertures de commerces.
Plus tôt cette semaine, François Ruffin, député du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, avait suscité une controverse à gauche en se déclarant « hostile à l’immigration de travail ». « Je m’inscris dans une tradition qui estime que tous ceux qui sont sur le territoire français ont leur place, doivent pouvoir travailler à la fois pour eux-mêmes et pour produire pour notre pays. Mais on ne doit pas aller chercher les talents à l’étranger pour les utiliser chez nous », avait-il exposé sur BFMTV, en citant Léon Blum et Jean Jaurès pour appuyer son propos.
Avant le départ du cortège à Paris, Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, a prononcé un discours d’une vingtaine de minutes à la tonalité résolument sociale, tout en précisant que les Insoumis étaient « prêts » pour l’échéance majeure dans la Ve République, en évoquant l’élection présidentielle de 2027.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a symboliquement acheté du pain vendredi dans une boulangerie de Saint-Julien-Chapteuil, en Haute-Loire, au cœur du débat sur l’ouverture des commerces de proximité durant ce jour férié. Un acte qui a suscité des réactions, notamment de la part de la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, qui a dénoncé une « politique spectacle ».
Marine Tondelier a mis en garde le Parti socialiste, qui n’est pas certain de participer à la primaire unitaire de la gauche qu’elle porte pour 2027, contre toute velléité d’indépendance pour la présidentielle, en raison d’un « manque de talent » selon elle pour l’emporter seule. « Si certains au Parti socialiste pensent que, parce que la primaire serait en danger, ce serait une occasion pour eux de faire tout seul et de faire mieux, ils se trompent très lourdement », a prévenu la dirigeante des Écologistes lors d’un point presse en marge de la manifestation du 1er-Mai à Paris.
Le premier secrétaire du Parti socialiste français (PS) et député, Olivier Faure, a participé aux manifestations à Amiens. Les médias locaux ont diffusé des images du leader socialiste, la veste couverte de farine. Selon le Courrier Picard et Ici Picardie, Olivier Faure a également été qualifié de « social traître » par certains manifestants qui ont crié « tout le monde déteste le PS ».
« Ce n’est pas le vol du 1er-Mai qu’il faut mettre à l’ordre du jour du Parlement. C’est un grand plan pour l’augmentation des salaires », a déclaré Sophie Binet, en tête du cortège parisien. La numéro un de la CGT a adressé une lettre au Premier ministre Sébastien Lecornu pour demander une hausse du SMIC de 5 % et une indexation des salaires sur les prix.
Lors d’un meeting du Rassemblement national à Mâcon, Jordan Bardella a loué les « travailleurs courageux » et les « entrepreneurs audacieux », avant de promettre « une société du mérite » où « le salaire brut se rapproche du net ». Le chef du parti d’extrême droite a exprimé son soutien à l’idée de travailler le 1er mai sur la base du volontariat, avec un salaire doublé.
Au milieu des personnalités politiques, syndicales et des anonymes, des figures du monde de la culture, comme Anna Mouglalis, s’étaient intégrées au cortège.
Le 1er mai n’a pas été l’apanage de la France, car il a été décrété chômé et payé dans 167 pays. Aux États-Unis, comme ici à New York, les travailleurs ont manifesté contre les inégalités et la guerre en Iran.

