Chris Peeters de Bpost : « Changer d’horaire n’est pas simple, un plan est nécessaire »
Les travailleurs du centre de tri de la région bruxelloise ont occupé aujourd’hui le tout dernier piquet de grève de Bpost, tandis qu’en Flandre et en Wallonie, l’activité a repris. Syndicats et direction se donnent jusqu’au 28 mai pour trouver un accord final.
Ils sont les derniers, les irréductibles pour certains. Les travailleurs de ce centre de tri de la région bruxelloise ont aujourd’hui maintenu le dernier piquet de grève de Bpost. Partout ailleurs, en Flandre et en Wallonie, l’activité a repris. Toutefois, syndicats et direction n’ont pas encore signé d’accord définitif. La raison : la délicate question des changements d’horaires.
« L’entreprise avait proposé que la majorité des services se terminent à 17h. On parlait de 80%. Cependant, en analysant les documents fournis, ce n’est pas tout à fait exact dans certaines régions. Il va falloir demander des éclaircissements pour rassurer les travailleurs qui ont encore des inquiétudes à ce sujet », explique Grégory Vandersmissen, délégué permanent CSC Transcom.
Les journées de travail qui commencent et se terminent plus tard sont considérées comme nécessaires par la direction de Bpost, qui s’exprime pour la première fois depuis le début du conflit social.
« Dans le marché des colis, nous devons avoir des livraisons de colis dans les centres de tri plus tard dans la nuit pour être plus compétitifs. Pour cela, il est impératif d’ajuster ces horaires afin de répondre aux clients qui génèrent du volume », déclare Chris Peeters, administrateur délégué de Bpost.
Chaque année, le volume de courrier traditionnel traité par Bpost est en baisse. La direction souligne donc que s’adapter à la livraison de colis est essentiel pour la survie de l’entreprise, qui prévoit de mettre en place ce nouveau plan après l’été.
« Je ne vais pas cacher que c’est une période très difficile. Certains clients ne sont pas satisfaits et ont perdu confiance en l’entreprise. Toutefois, nous avons un plan nécessaire pour offrir un travail de qualité à nos employés. Nous sommes conscients que demander à quelqu’un de changer son horaire n’est pas simple », ajoute Chris Peeters.
Le préavis de grève, jusqu’ici en vigueur pour les arrêts de travail, prendra fin ce soir. Syndicats et direction ont jusqu’au 28 mai pour parvenir à un accord final.

