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Porto Rico : Les caïmans seront-ils bientôt consommés par les habitants ?

José « Gongo » Morales, chasseur de caïmans à Porto Rico, a déclaré avoir attrapé 16 caïmans en une nuit à Vega Baja, un chiffre supérieur aux « cinq ou six d’ordinaire ». Selon une consultation réalisée par Primera Hora, 65 % des Portoricains affirment qu’ils n’en mangeront sous aucun prétexte.


José « Gongo » Morales est un chasseur de caïmans bien connu à Porto Rico, où il est actif sur les réseaux sociaux sous le nom de Gongo Fishing PR. Récemment, il a déclaré au média local *Primera Hora* avoir capturé, en une seule nuit, 16 caïmans à Vega Baja, alors qu’il attrapait habituellement « cinq ou six ».

Cette prise exceptionnelle met en lumière la prolifération des caïmans sur l’île. D’après « Gongo », cette situation résulte d’une diminution des activités de chasse par les habitants, alors même que l’espèce n’a pas de prédateur sur l’île, comme le rapporte *Courrier International*.

Pour inciter à la chasse de cette espèce invasive, qui menace les volailles et déséquilibre l’écosystème, « Gongo » propose de valoriser leur viande comme aliment. « La viande d’alligator est vraiment délicieuse, selon la façon dont elle est préparée, affirme-t-il. J’en ai mangé de toutes sortes : en fricassée, avec des oignons, à la sauce à l’ail, en nuggets. J’adore ça. »

Certains habitants consomment déjà cette viande, avec même un festival gastronomique consacré au caïman dans la région de Vega Baja, mais « à leur propre risque », avertit Nelson Cruz, sous-secrétaire du département des ressources naturelles et de l’environnement (DRNA) et commissaire du corps des gardes forestiers.

Ce dernier a déclaré travailler en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et le ministère de la Santé pour répondre à la problématique de la prolifération des caïmans et pour établir une réglementation autour de la commercialisation de leur viande, nécessitant des autorisations pour « manipuler la viande correctement et garantir l’absence de bactéries ».

En Floride et en Louisiane, la consommation de caïmans est déjà régulée, ce qui pourrait faciliter l’instauration d’un cadre sanitaire à Porto Rico, État libre associé des États-Unis, rappelle *Courrier International*. Toutefois, selon un sondage réalisé par *Primera Hora*, 65 % des Portoricains affirment qu’ils n’en mangeront sous aucun prétexte.