États-Unis : Trump veut réduire les soldats américains en Allemagne après Merz
Le président des Etats-Unis a relancé, mercredi 28 avril, la question du dispositif militaire américain en Europe en évoquant une possible réduction des forces stationnées en Allemagne. Selon le Service de recherche du Congrès, plus de 35.000 soldats y étaient déployés en 2024, tandis que certains médias allemands avancent désormais un chiffre proche de 50.000.
Le climat se tend entre Donald Trump et Friedrich Merz. Mercredi 28 avril, le président américain a relancé la question du dispositif militaire des États-Unis en Europe, évoquant une possible réduction des effectifs stationnés en Allemagne. Dans un message publié sur Truth Social, il a précisé que « les États-Unis étudient et examinent actuellement la possibilité d’une réduction des effectifs militaires en Allemagne, et une décision sera prise très prochainement ».
Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions diplomatiques avec le chancelier allemand Friedrich Merz, concernant la guerre en Iran. Donald Trump a accusé ce dernier de « ne pas savoir de quoi il parlait », en réponse à ses critiques sur l’absence de stratégie américaine, Berlin jugeant que « les Américains (n’avaient) visiblement aucune stratégie » et que Téhéran « humiliait » les États-Unis.
Environ 35.000 soldats présents en Allemagne
Le nombre de militaires américains déployés en Allemagne constitue un point de référence majeur dans ce dossier. D’après le Service de recherche du Congrès, plus de 35.000 soldats étaient stationnés dans le pays en 2024, tandis que certains médias allemands évoquent désormais un chiffre proche de 50.000.
Cette nouvelle déclaration s’inscrit dans une ligne constante du dirigeant républicain, qui a régulièrement critiqué l’Otan et suggéré une réduction de la présence militaire américaine en Europe, notamment en Allemagne.
Échange entre Rubio et son homologue allemand
Malgré ces tensions, Friedrich Merz a tenté de désamorcer la situation en affirmant que ses relations avec Donald Trump demeuraient « bonnes et inchangées ». Cependant, Washington semble considérer des mesures de rétorsion à l’encontre de certains alliés occidentaux, jugés insuffisamment engagés dans la guerre en Iran.
Parallèlement, un échange diplomatique a eu lieu mercredi entre le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul et le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les discussions ont concerné la situation en Iran et sur « l’importance de garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz », selon le porte-parole du département d’État.

