Sport

PSG – Bayern : Résilience bavaroise et regrets parisiens après le 5-2

Luis Enrique a déclaré qu’il pensait que le PSG aurait mérité de gagner, de faire match nul, et également de perdre le match contre le Bayern Munich. Le PSG doit maintenant se préparer à un déplacement à l’Allianz Arena, où Vincent Kompany a promis une ambiance intense avec 75.000 personnes.


Luis Enrique et les joueurs du Paris Saint-Germain auraient probablement accepté sans hésitation une victoire 5-4 contre le Bayern Munich avant la demi-finale aller de la Ligue des champions. Cependant, cette rencontre a révélé un scénario encore plus prometteur, celui où le PSG dominait son adversaire allemand avec un score de 5-2 à l’heure de jeu, grâce à un but marqué par Ousmane Dembélé. L’entraîneur asturien a déclaré en conférence de presse après le match : « On a démarré cette deuxième mi-temps mieux qu’eux, on a marqué trois buts dans un état d’apothéose. »

Toutefois, en demi-finale de Ligue des champions, où la pression est immense, le Bayern a trouvé le moyen de résister, contrairement à d’autres équipes qui auraient pu céder. Abandonner face au champion d’Europe sortant aurait pu sembler compréhensible, mais les Bavarois ont réagi en profitant d’une déconcentration parisienne sur un coup franc de Joshua Kimmich, magnifiquement repris de la tête par Dayot Upamecano. Certains pourraient y voir une sanction pour Luis Enrique d’avoir enfreint une règle de base du coaching, à savoir de ne pas effectuer de remplacement sur un coup de pied arrêté défensif (remplacement de Ruiz pour Zaïre-Emery).

Trois minutes plus tard, après une prestation remarquable, Khvicha Kvaratskhelia a perdu le ballon sur côté gauche. Dans la foulée, João Neves, en retard, a permis à Harry Kane de se distinguer avec ses nouvelles qualités de numéro 10 pour servir Luis Diaz dans la surface. Ce dernier a alors dribblé Marquinhos, qui aurait pu jouer le hors-jeu au lieu de suivre le Colombien.

« J’étais fier dans les moments difficiles, quand on était à 5-2, a confié Vincent Kompany en conférence de presse après le match. L’équipe est revenue au score, c’était incroyable. » Cette réaction est d’autant plus louable que le Belge, suspendu pour cette demi-finale aller, n’a pas pu interagir directement avec ses joueurs pendant le match.

Étonnamment, c’est du côté des vainqueurs que l’on ressent une certaine amertume. « Si vous me demandez si j’aurais préféré garder trois buts d’écart, bien sûr que oui, mais c’est du passé, a commenté Vitinha en zone mixte après le match. C’est difficile de jouer contre le Bayern : même menés de trois buts, ils continuent d’attaquer et il est très compliqué de maintenir un tel avantage. En face, c’est une grande équipe, donc il ne faut pas avoir de regrets. » Cependant, une part de regret semble subsister, comme l’a noté Luis Enrique, quelque peu philosophe : « On a gagné ce match, on est très contents, mais après le 5-2, tu penses pouvoir avoir autre chose. Mais on a mérité de gagner, on a mérité le nul, et on aurait aussi mérité de perdre ce match. »

Le mal est fait, ou plutôt le moins bien est fait, alors que le PSG a tout de même remporté une victoire contre l’une des équipes les plus régulières d’Europe. Paris doit maintenant se préparer pour un déplacement difficile à l’Allianz Arena, où Vincent Kompany promet une véritable bataille au champion d’Europe.

« Il y a quelque chose de spécial qui peut toujours se passer chez nous, s’est enthousiasmé le Belge au micro de Canal +. Il va y avoir 75.000 personnes. Ça va être une ambiance de feu, un bruit, une masse. Il fallait juste que l’on puisse jouer ce match retour. Et à 5-2, ce n’était pas sûr. On n’abandonne jamais, on ne va pas lâcher. Ils vont venir chez nous, on va aller à fond, tout donner jusqu’à en crever s’il le faut. On les attend, on veut ce match. »

Conscient de l’enjeu, l’entraîneur parisien attend que ses joueurs marquent un minimum de buts pour viser la qualification en finale lors de ce second match, qui s’annonce aussi ouvert que le premier. « J’ai posé la question à mon staff. ‘Combien de buts tu penses qu’on doit marquer au retour ?’. Leur réponse, c’est minimum trois. » Trois, comme l’écart de buts entre le PSG et le Bayern à la 59e minute de la demi-finale aller. Coïncidence ? On ne le pense pas.