Un projet d’investisseur pourrait ramener Burger King à Genappe.
La demande de permis pour la construction d’un Burger King à Genappe a été rendue publique ce mardi et émane de la société qui s’était déjà vu refuser la construction d’un McDonald’s l’an dernier. Si le restaurant voit le jour, 33 arbres seront tout de même abattus, mais remplacés, et les réclamations et observations, négatives et positives, peuvent être adressées par écrit au collège communal du 4 au 19 mai.
Rendue publique ce mardi, la demande de permis pour construire un Burger King à Genappe a suscité des réactions. Cette initiative provient de la société qui avait obtenu un refus l’année dernière pour un McDonald’s sur le même terrain, situé rue Louis Lalieux, entre l’Intermarché et la chaussée de Bruxelles.
L’investisseur, Hubert Coussement, administrateur délégué de la SA Property & Advice, explique que le choix de la chaîne Burger King est justifié par une meilleure adéquation avec l’emplacement. Le restaurant projeté sera de taille inférieure à celui du McDonald’s initialement envisagé, nécessitera moins de places de parking et de terre à déplacer. De plus, la zone de rétention d’eau à l’arrière du bâtiment sera élargie, réduisant ainsi l’impact global du projet.
Si le restaurant est construit, 33 arbres seront abattus mais remplacés. Une haie et plusieurs centaines d’arbustes seront également plantés alentour pour enrichir la végétation. L’étude de mobilité indique que les flux de circulation additionnels générés ne devraient pas avoir d’impact significatif sur la circulation et le stationnement.
Pour l’investisseur, l’implantation d’un établissement de restauration rapide à cet endroit, proche d’une zone commerciale animée, semble pertinente et promet des dizaines d’emplois.
Cependant, le défi principal demeure de convaincre le collège communal, qui avait précédemment rejeté le projet McDonald’s en raison d’une localisation jugée inappropriée. Selon Benoît Huts, échevin de l’urbanisme, cette position n’a pas changé malgré les ajustements apportés : « Le problème, c’est surtout la zone dans laquelle on veut implanter ce projet. C’est ça qui ne nous convient pas au niveau communal. Bien entendu, on ne s’est pas encore prononcé. Mais à voir les messages qui continuent d’affluer sur les réseaux sociaux et par téléphone, il serait tout à fait logique que les autorités aient le même avis que pour le précédent projet. »
Les réclamations et observations, qu’elles soient négatives ou positives, peuvent être envoyées par écrit au collège communal entre le 4 et le 19 mai.

