Belgique

Guerre au Moyen-Orient : « 364 personnes sont coincées » dans le détroit d’Ormuz

Cela fait maintenant près de deux mois qu’ils sont retenus prisonniers et n’ont pas le droit de sortir, représentant 364 personnes d’environ 12 nationalités différentes. Maxime Prévot, le chef de la diplomatie belge, s’est entretenu par visioconférence avec des membres de l’un de ces équipages.


« Cela fait maintenant près de deux mois qu’ils sont retenus prisonniers et n’ont pas le droit de sortir. Cela représente 364 personnes d’environ 12 nationalités différentes », explique Niraj Nanda, directeur commercial d’Anglo-Eastern.

« Nous continuons à économiser notre nourriture et notre eau, et nous gardons le moral », ajoute-t-il.

Maxime Prévot, le chef de la diplomatie belge, a tenu une visioconférence avec des membres de l’un de ces équipages. Un marin témoigne : « Au début de la guerre, nous organisions des séances de renforcement de confiance, nous prenions des repas ensemble et faisions des jeux d’intérieur pour maintenir le moral de l’équipage. La situation était très stressante et déroutante, et nous étions très inquiets pour notre sécurité », a-t-il expliqué au ministre des Affaires étrangères.

Une connexion stable sur le navire a permis aux équipages de contacter leurs familles, apportant un soutien moral essentiel. « Tous les membres de notre équipage ont pu parler à leurs familles et leur expliquer que la situation était hors de notre contrôle. Nous avons fait des réserves de nourriture et d’eau, et nous avons également reçu de nouveaux approvisionnements à notre arrivée au port », a-t-il décrit.

Cependant, les marins doivent encore se rationner : « Nous continuons donc à économiser notre nourriture et notre eau, et nous gardons le moral », a révélé le marin.

Depuis le cessez-le-feu, Anglo-Eastern surveille en permanence la situation et fournit une assistance pour le ravitaillement : « Nous veillons donc à apporter aux navires tout le soutien dont ils ont besoin au quotidien : renseignements sur la situation dans la région, soutien au bien-être mental de l’équipage, approvisionnement en vivres et en eau potable selon leurs besoins, et maintien d’un moral élevé », explique Niraj Nanda.

Ce blocage entraîne des frais supplémentaires : « Pour vous donner une idée, le coût d’une assurance hebdomadaire pour un navire dans le détroit représente aujourd’hui environ 1,8 % de la valeur du navire. Et il s’agit d’un renouvellement hebdomadaire. Ce sont donc des coûts considérables qui s’accumulent », détaille le directeur commercial.

Ces frais supplémentaires affecteront le prix des marchandises transportées : « En fin de compte, l’assurance est payée par les affréteurs et les armateurs. Nous agissons en tant qu’agents pour le compte des armateurs ou des gestionnaires de navires. Mais oui, cela engendre des coûts supplémentaires importants pour les consommateurs qui devront inévitablement les supporter », affirme Niraj Nanda.

Le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot a rappelé que la Belgique faisait partie d’une coalition internationale de pays volontaires prêts à contribuer à une solution diplomatique au conflit. « La Belgique a de l’expérience dans le déminage et nous voulons nous concentrer là-dessus », a-t-il expliqué.

La semaine passée, le chasseur de mines Primula a été rappelé d’une mission en mer Baltique afin de revenir à Zeebruges et d’y être préparé à partir pour la Méditerranée en « prépositionnement » si la décision était prise de participer à une opération dans le détroit d’Ormuz.