Guerre au Moyen-Orient : Israël et Hezbollah ne cessent pas les frappes malgré la trêve.
Les frappes israéliennes sur le sud du Liban ont tué lundi quatre personnes et fait 51 blessés, selon le ministère libanais de la Santé. Selon un décompte basé sur les chiffres du ministère de la Santé libanais, les frappes israéliennes ont tué au moins 40 personnes au Liban depuis le début de la trêve le 17 avril.
Malgré un cessez-le-feu prolongé de trois semaines annoncé par Donald Trump le 23 avril, à l’issue de deux sessions de pourparlers à Washington entre les ambassadeurs libanais et israélien, les combats persistent au Liban. Israël et le Hezbollah continuent en effet de s’accuser mutuellement de violer la trêve.
Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont causé la mort de quatre personnes et fait 51 blessés lundi. D’après le ministère libanais de la Santé, parmi les victimes se trouve une femme décédée et trois enfants blessés. Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, a revendiqué de nouvelles attaques contre les troupes israéliennes dans le Sud, ciblant notamment un char Merkava à Kantara et un bulldozer « qui démolissait des maisons dans la ville de Bint Jbeil ».
Depuis le début de la trêve le 17 avril, les frappes israéliennes ont tué au moins 40 personnes au Liban selon un décompte du ministère de la Santé libanais. Quatorze personnes avaient perdu la vie dimanche.
Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a déclaré qu’il « reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah : les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d’actions opérationnelles et technologiques ». Il a précisé que le mouvement détient encore « environ 10 % des missiles » qu’il avait en sa possession au début de la guerre, déclenchée le 2 mars à la suite de tirs du Hezbollah sur Israël en réplique à une offensive israélo-américaine contre l’Iran.
Concernant l’accord de cessez-le-feu publié par le département d’État américain, Israël a affirmé « se réserver le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours ». Ses forces ont délimité une zone le long de la frontière par une « ligne jaune » pour assurer, selon le gouvernement, la sécurité des Israéliens.
Le président libanais, Joseph Aoun, et le Hezbollah se sont accusés lundi au sujet des négociations directes entre Israël et le Liban, que le mouvement chiite rejette. « Mon objectif est de parvenir à la fin de l’état de guerre avec Israël », a déclaré Joseph Aoun, en insistant sur le fait qu’il « n’accepterait pas un accord humiliant ». « Ce que nous faisons n’est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d’intérêts étrangers », a-t-il lancé en direction du mouvement chiite.
Naïm Kassem, le chef du Hezbollah, avait précédemment accusé les autorités libanaises d’avoir fait « des concessions gratuites et humiliantes ». Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a également averti : « Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban », lors d’une rencontre avec l’envoyée de l’ONU au Liban.

