SportTunisie

Le SAMB chute en Ligue amateur : un monument ne se maintient pas.

Le SAMB joue cet après-midi contre le CSHL pour le compte de la 24e journée, ayant en 23 matches disputés, gagné 2, fait 8 nuls et perdu 13 fois, totalisant ainsi 14 points. Actuellement dirigé par un président provisoire, Omar Ben Romdhane, le club fait face à une pénurie de responsables capables de le maintenir plus longtemps en Ligue professionnelle.

Les Maritimes peinent à s’installer durablement en Ligue 2…

La Presse — Cette saison aurait pu être celle d’un maintien solide en Ligue 2, mais les supporters ont rapidement déchanté. En effet, dès le début de la compétition, les résultats ont été irréguliers, et l’équipe s’est rapidement retrouvée en bas du classement, position qui l’a accompagnée jusqu’aux derniers instants de la Ligue 2.

Le SAMB affronte cet après-midi le CSHL lors de la 24e journée, une rencontre qui n’a plus d’enjeu, la situation étant déjà compromise. Ce grand club, établi en 1938, est malheureusement à un tournant de son existence… Après 23 matches, il a remporté 2 victoires, concédé 8 nuls et perdu 13 fois, totalisant ainsi 14 points, loin derrière l’autre équipe menacée de relégation, l’US Bousalem, avec ses 23 points.

Une gestion défaillante

Avec des comités provisoires à la tête du club, la gestion des affaires du Samb est devenue problématique. Même durant les mandats des présidents élus, comme Nejib Gafsi, Tawfik Ouali ou Makram Matmati, lorsqu’il y avait une certaine stabilité, le club peinait à obtenir des ressources stables pour assurer sa continuité.

Actuellement, la situation est encore plus délicate avec Omar Ben Romdhane comme président provisoire. La pénurie de dirigeants capables de stabiliser le Samb et de le maintenir plus longtemps en Ligue professionnelle est l’une des raisons principales de ce purgatoire.

« Chacun blâme son prédécesseur »

Diriger le Samb n’est pas un acte de bienfaisance pour le club, en raison du manque de candidatures. Prendre les rênes implique d’assumer pleinement toutes les responsabilités qui en découlent. « Chacun a tendance à blâmer son prédécesseur », constate l’ex-joueur et ex-entraîneur du Samb, Chekib M’haouech, lors d’une émission sportive. À la suite de la large défaite contre l’OCK au Stade Azaiez Jaballah lors de la dernière journée, il a déclaré avec véhémence : « Jamais, de mémoire, nous n’avons perdu avec un tel score (0-4) à Menzel Bourguiba, pas même lorsque j’étais joueur. 

Le Samb est tombé très bas. L’atmosphère lourde qui a entouré l’équipe cette saison a affecté le moral, et les nombreuses grèves des joueurs n’ont pas contribué à améliorer la situation sportivement.

De nombreux changements sont nécessaires pour repartir du bon pied la saison prochaine, notamment une révision des règlements internes du club.

Enfin, compte tenu de la qualité technique de l’effectif, il est fortement recommandé d’orienter davantage le travail vers la formation des jeunes. 

Le club, qui a vu naître des joueurs tels que Ferid Hedhli, Mouldi Naffati et Chokri Bejaoui, et qui a côtoyé des équipes comme l’EST, le CSS, le CA, le CAB et le ST durant la période de la Division 1, se retrouve désormais en Ligue amateur niveau 1. Un vrai gâchis?!!