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Un attentat à la bombe en Colombie fait au moins 14 morts

Un attentat à la bombe sur une route du sud-ouest de la Colombie a fait au moins « 14 morts et plus de 38 blessés, dont cinq mineurs », selon le gouverneur du département du Cauca, Octavio Guzmán. La présidentielle se tiendra le 31 mai, alors que des menaces de mort ont été dénoncées par plusieurs candidats, dont Iván Cepeda, Abelardo de la Espriella et Paloma Valencia.

A un peu plus d’un mois de l’élection présidentielle, la violence s’intensifie en Colombie, avec une série d’attaques. Samedi, un attentat à la bombe a fait au moins « 14 morts et plus de 38 blessés, dont cinq mineurs », a déclaré sur X le gouverneur du département du Cauca, Octavio Guzmán.

Les événements se sont déroulés sur une route du sud-ouest du pays. Les autorités ont désigné la principale dissidence des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), qui n’a pas signé l’accord de paix de 2016, comme responsable de cette attaque, soulignant la terreur qu’elle installe dans le pays.

Des témoins projetés à plusieurs mètres

Des images illustrent des victimes autour des corps, des véhicules dévastés et des cratères profonds sur la route du Cauca, zone historiquement dominée par des groupes armés, où l’explosion a eu lieu. Des témoins ont rapporté que l’impact les avait projetés ainsi que leurs véhicules à plusieurs mètres de distance.

Une source policière a annoncé que les équipes de secours poursuivaient leurs efforts pour retrouver des personnes disparues. L’évaluation précise des victimes reste difficile à cause d’échanges de tirs avec des guérilleros dans trois commissariats de la région, a précisé cette source.

Un chef dissident Farc comparé à Pablo Escobar

« Ceux qui ont commis cet attentat et tué […] sont des terroristes, des fascistes et des trafiquants de drogue », a déclaré sur X le président Gustavo Petro, qui est sur le point de quitter ses fonctions. « Je veux les meilleurs soldats pour les affronter », a-t-il ajouté, en pointant du doigt le chef de la principale dissidence des Farc, Ivan Mordisco, qu’il a souvent comparé à l’ex-baron de la drogue Pablo Escobar.

Après une année de tentatives de négociation d’un accord de paix avec Mordisco, Gustavo Petro, premier président de gauche de l’histoire colombienne, a choisi l’option d’une confrontation directe avec le guérillero. Une récompense d’environ un million de dollars est offerte pour toute information menant à sa capture.

Cette récente vague d’attentats accroît le climat de tension en vue de l’élection présidentielle du 31 mai, où la sécurité est l’un des sujets clés, notamment après l’assassinat du candidat de droite Miguel Uribe, abattu lors d’un meeting en juin 2025. Le sénateur Iván Cepeda, considéré comme le dauphin politique de Gustavo Petro, est favori dans les sondages, suivi par les candidats de droite Abelardo de la Espriella et Paloma Valencia. Tous trois ont rapporté des menaces de mort et bénéficient de mesures de sécurité renforcées.