Belgique

Détroit d’Ormuz : marins sous le feu iranien, bloqués

Le samedi 18 avril, un capitaine d’un pétrolier indien a été capté en détresse sur les fréquences maritimes, implorant les forces iraniennes de ne pas tirer sur son équipage dans le détroit d’Ormuz. Selon l’Organisation maritime internationale (OMI), dix marins ont perdu la vie depuis le début des frappes de la coalition israélo-américaine le 28 février, avec près d’une trentaine d’incidents répertoriés.


*Sept navires ont été attaqués dans le détroit d’Ormuz, intensifiant les tensions maritimes. Le 18 avril, un échange audio entre un patrouilleur iranien et le capitaine d’un pétrolier indien a révélé l’impuissance de ce dernier face à des tirs de semonce. Quelques heures plus tard, un autre incident a impliqué un navire de CMA CGM, dont l’équipage était « très, très choqué ».*

*Le 22 avril, un porte-conteneurs a également été ciblé par des tirs iraniens au large d’Oman. Le détroit, par où transite 20 % du pétrole mondial, est devenu un véritable front. Depuis le début des hostilités, dix marins ont perdu la vie et près de trente incidents ont été répertoriés par l’Organisation maritime internationale (OMI).*

*Le 21 avril, alors qu’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran était prolongé, plus de 20 000 marins sont toujours dans les eaux du Golfe, dont une cinquantaine de Français. Emmanuel Chalard, secrétaire général de la Fédération des officiers de la marine marchande, s’inquiète du manque d’informations sur leurs conditions.*

* »La vérité ? C’est franchement extrêmement compliqué d’avoir de leurs nouvelles », déplore-t-il, demandant aux armateurs d’envoyer des experts en zones de conflit sur ces navires. Bien que leurs salaires aient doublé, cela ne garantit pas leur sécurité. Un employé de CMA CGM a exprimé sa rage face à ces attaques : « Les collègues se font tirer dessus comme des lapins… »*

*Un marin français ayant récemment traversé la zone a témoigné de la réalité troublante de la situation : « On nous disait qu’on était en sécurité, alors que ce n’était pas le cas. » Les marins ressentent une grande détresse face à cette insécurité accrue, requérant la présence de services d’assistance. Des centaines de navires restent à l’arrêt, et certains se trouvent dans l’incapacité de contacter leur employeur.*

*Le manque de provisions devient une réelle préoccupation, certains équipages étant contraints de pêcher pour se nourrir. Des marins affichent une certaine résilience tout en alertant sur la gestion de l’eau à bord.*

*Vaggelis Dimakis, un marin grec, a partagé des vidéos de sa situation critique, expliquant qu’il faut rationner la nourriture et l’eau. Ses récents messages sur les réseaux sociaux sont désormais inaccessibles, soulevant des questions sur son état actuel. Un article écrit par Raphaël Godet (France Télévisions), publié le 23 avril 2026 à 06h03.*