L’ASG en quête de maintien : une mission difficile à réussir
L’ASG se trouve en dernière position du classement avec 17 points avant cinq journées de la fin. Les séances d’entraînement ont repris après la défaite contre l’USBG, mais le groupe peine à se motiver avant le match de demain contre l’ESM.
Seul un miracle pourrait changer le destin logiquement scellé de l’ASG même si, mathématiquement, le verdict n’est pas encore tombé.
La Presse — Dernier du classement avec 17 points avant cinq journées de la fin, le Carrelage de Gabès est dans une position délicate. L’écart qui le sépare de l’OB (25 points), qui occupe la treizième place et est synonyme de maintien, montre que la mission des joueurs de Nejd Hlali est devenue quasiment impossible.
Avec leurs huit points d’avance, les Cigognes de Béja ne sont pas une cible facile à rattraper. L’ASM, l’USBG et l’ESZ, avec leurs 11 points d’avance (28 points), ont pris le large et sont déjà à l’abri de toute menace. Il est donc difficile pour le coach Mohamed Tlemceni de maintenir son groupe motivé et de le convaincre que rien n’est perdu et que la situation peut encore changer.
Une ambiance lourde et pesante
Bien que les séances d’entraînement aient repris après la défaite contre l’USBG, qui a relégué les Gabésiens à la dernière place, il est clair que la motivation fait défaut. Les joueurs auront du mal à répondre aux exigences du match à venir contre l’ESM, un match crucial à gagner pour ne pas démoraliser les supporters. On peut se demander si cette rencontre de la 26ème journée ne sera pas pour le portier Abdelkader Chouaya et ses coéquipiers un simple baroud d’honneur avant la capitulation.
Un fatal passage à vide
La victoire du 7 février contre l’ESZ avait redonné espoir aux Gabésiens de pouvoir s’échapper du purgatoire, mais les cinq matches qui ont suivi (un nul contre le CAB et quatre défaites consécutives contre le CSS, la JSO, le CA et l’USBG) ont prouvé que le succès face aux «Sang et Or» de Zarzis n’était qu’un bref éclair dans la grisaille. Le départ de l’entraîneur Mohamed Chibani n’a pas stoppé la série de faux pas à domicile et l’arrivée de Mohamed Tlemceni n’a pas apporté le déclic psychologique tant espéré. La situation est plus compliquée qu’il n’y paraît.
Avec 6 buts encaissés lors des quatre derniers matches et aucun but marqué, il est évident que la ligne offensive est le principal maillon faible. La pression a pesé sur la défense, qui n’a pas été aidée par l’inefficacité de l’attaque. L’ASG ne dispose pas d’arguments offensifs solides pour répondre après avoir encaissé un but. La blessure de son attaquant Hosni Guezmir est survenue au mauvais moment, et Oussama Neffati, Faied Ben Hassine et Diolvy Moukouba n’ont pas su combler le vide laissé en attaque.
De plus, la sanction de trois matches à huis clos a privé la Zliza du soutien de son public à un moment crucial du championnat. La crise financière aggrave la situation, avec un club accablé par des dettes envers ses joueurs qui ont perdu l’envie de se surpasser pour un objectif qu’ils estiment hors de portée. Face à un tel cumul de circonstances défavorables, un ultime sursaut semble difficile à envisager.

