Sofiane Pamart joue « Movie » au Stade de France pour tous.
Sofiane Pamart, formé au conservatoire de Lille, revendique ses origines en affirmant : « Lille me manque toujours et tant que ma mère y est, j’y retournerai toute ma vie ». Il explique que « le piano est le miroir de l’âme » et que s’il ne se sent pas bien, cela reflète sa réalité « sans filtre ».
Formé au conservatoire de Lille et détenteur d’une médaille d’or, Sofiane Pamart exprime un profond attachement à la tradition classique tout en cherchant à élargir ses codes. Sa passion pour la musique remonte à son enfance : doté de l’oreille absolue, il reconnaissait les musiques de films et les reproduisait d’abord sur un jouet avant de se tourner vers son premier piano. Cette approche allie rigueur et ouverture.
« Pour moi, l’élégance du piano, la noblesse du piano, c’est quelque chose qu’il faut préserver. Pour autant, il faut la rendre accessible, donner des chemins qui mènent vers le piano vraiment au côté populaire. Ce mot-là, c’est un des plus beaux mots pour moi dans mon cœur parce que c’est le milieu d’où je viens. »
Des racines qu’il revendique totalement, lui qui a grandi à Lille et s’en estime toujours fier, entre héritage personnel et lien à ses origines. « Lille me manque toujours et tant que ma mère y est, j’y retournerai toute ma vie. »
Sa musique repose principalement sur une émotion brute et sans filtre. « Le piano est le miroir de l’âme. Si jamais on ne se sent pas bien, il va vraiment refléter ça […] sans filtre. » Cette approche authentique lui permet aujourd’hui d’attirer un large public, au-delà des cercles traditionnels de la musique classique.
### Des collaborations pour faire se rencontrer les mondes
Ce souhait de décloisonner se traduit également par ses collaborations. Avec des rappeurs comme Scylla, il cherche à faire dialoguer différents univers et à placer le piano au cœur de nouvelles esthétiques. « C’est peut-être le premier rappeur qui a compris que je pouvais être un invité au-devant de la scène au même titre qu’un chanteur, » souligne le pianiste à propos de l’artiste avec qui il a réalisé deux albums.
### De la scène internationale à l’album Movie
Sofiane Pamart a également travaillé avec des artistes internationaux tels que Nelly Furtado dans le titre « Like An Angel » ou J Balvin dans « Piano Sonata ». Lorsqu’il est interrogé sur ses collaborations, il préfère ne pas choisir : « Ces artistes sont devenus des acteurs dans le film de mes rêves. »
Ce projet prolonge son lien étroit avec le cinéma, sachant qu’il compose parfois en visionnant des films sans le son, comme à l’époque du cinéma muet, afin de capter leur essence et de la retranscrire à sa manière.
Clap de fin pour cette rencontre musicale aux notes cinématographiques, précédée des recommandations culturelles de la semaine de Françoise. Le prochain rendez-vous de « Culture en Prime » est prévu la semaine prochaine, sur La Une et en streaming sur RTBF Auvio.

