Nice : Deux CRS jugés pour violences et vol, soupçons d’agression
Les deux CRS, soupçonnés de violences et de vol à Nice, vont être jugés le 1er juin devant le tribunal correctionnel, a indiqué le parquet ce vendredi. Le juge des libertés et de la détention est également saisi d’une demande de placement sous contrôle judiciaire des deux mis en cause jusqu’à l’audience avec l’interdiction de détenir ou porter une arme et l’interdiction de paraître à Nice, a précisé l’institution judiciaire.
Ils avaient été filmés. Les deux CRS, soupçonnés de violences et de vol à Nice, seront jugés le 1er juin devant le tribunal correctionnel, a annoncé le parquet ce vendredi.
Les deux hommes, affectés à une compagnie de CRS en mission à Nice et nés en 1998 et 1999, avaient été placés en garde à vue suite à la diffusion d’une vidéo montrant deux personnes s’en prenant violemment à un jeune homme.
### Une agression filmée
Les images, captées par un voisin de la victime, ont été publiées par le quotidien *Nice-Matin*. Elles montrent un homme recevant notamment un violent coup de pied dans le dos de la part de l’un des suspects, alors qu’il se trouvait en bas de son domicile, samedi vers 5 heures du matin, dans le quartier de l’Ariane.
La victime, née en 2003, a porté plainte. Il a expliqué qu’une dispute avait éclaté avec deux individus alcoolisés qui pensaient avoir été insultés par lui alors qu’il téléphonait dans sa voiture, a précisé le procureur de Nice, Damien Martinelli, dans un communiqué.
### « C’était eux la police »
Dans ses déclarations, le plaignant a décrit une scène où il « recevait plusieurs coups au visage et était amené au sol. Il parvenait à se relever et à s’éloigner en traitant de « lâches » les deux mis en cause », selon le parquet. L’homme « était alors de nouveau frappé et amené au sol où il recevait des coups par les deux mêmes individus ». Lorsque la victime a demandé à son voisin d’appeler la police, les deux suspects ont affirmé que « « c’était eux la police » ».
Le juge des libertés et de la détention a aussi été saisi d’une demande de placement sous contrôle judiciaire des deux suspects jusqu’à l’audience, avec l’interdiction de détenir ou porter une arme et l’interdiction de paraître à Nice, a précisé l’institution judiciaire.

