Issam Lahmar souligne l’engagement de la Tunisie pour la protection sociale.
M. Issam Lahmar, ministre des Affaires sociales, a souligné que le secteur informel n’est plus une simple activité exercée en marge de l’économie, mais une composante essentielle du marché du travail. Il a précisé que le succès de la réforme du système de sécurité sociale ne se mesure pas seulement à l’étendue de la couverture, mais à la capacité du système à gagner la confiance des citoyens.
Lors de son allocution au séminaire national sur « la couverture sociale des travailleurs du secteur informel », M. Issam Lahmar, ministre des Affaires sociales, a souligné l’importance de passer d’une approche sélective à une approche globale basée sur les droits.
Cet événement, organisé hier, mercredi 22 avril 2026, par le Centre Arabe pour l’Administration du Travail et de l’Emploi à Tunis, en collaboration avec le ministère des Affaires Sociales, a été inauguré par le Ministre, qui a affirmé que le sujet de la conférence reflète les transformations actuelles de la société tunisienne ainsi que les défis majeurs que le pays s’efforce de relever pour instaurer plus de justice et d’équité.
Lahmar a précisé que le secteur informel ne constitue plus une simple activité marginale de l’économie, mais représente une composante essentielle du marché du travail, englobant de larges catégories sociales qui participent à la création de richesse sans bénéficier d’une protection sociale adéquate.
Dans ce cadre, le Ministre a expliqué que l’intégration des travailleurs des secteurs informel et parallèle ne doit pas être considérée comme une simple extension technique d’un système existant, mais comme une transformation qualitative de la protection sociale. « Celle-ci évolue d’une logique sélective et limitée à une logique globale fondée sur les droits, par la mise en place de cadres juridiques adaptés à la nature des activités », a-t-il souligné.
Il a également noté que les nouveaux modèles, tels que l’économie des plateformes, attirent de nombreux travailleurs sans obligation de cotisations pour financer les systèmes de sécurité sociale. Parallèlement, a-t-il ajouté, l’État s’engage à financer de nombreux programmes, à offrir des avantages et à améliorer la qualité des services fournis, afin que la protection sociale soit perçue comme un choix attrayant et non comme une simple obligation. Cela permettra aux citoyens de bénéficier de leur droit à la couverture sanitaire et sociale, tel que stipulé par la Constitution tunisienne.
À cette occasion, le Ministre a insisté sur la nécessité de simplifier les procédures et de numériser les services de sécurité sociale, en mettant en place une approche dynamique liant protection sociale et croissance économique. « Cette approche vise à améliorer l’efficacité de la dépense publique et à la diriger vers les catégories les plus vulnérables », a-t-il précisé.
Il a noté que le succès de la réforme du système de sécurité sociale ne se mesure pas uniquement à l’étendue de la couverture, mais également à la capacité du système à gagner la confiance des citoyens et à apporter une valeur ajoutée concrète à leur quotidien. « Cela doit se faire progressivement en ciblant dans un premier temps les groupes les plus fragiles, avant d’élargir la couverture à d’autres catégories, conformément à l’orientation nationale de la justice sociale par le développement de politiques publiques plus inclusives, adaptées aux transformations profondes du marché du travail », a-t-il conclu.

