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Macron déplore la « folie » de dirigeants pouvant mener à la guerre

Emmanuel Macron a délivré plusieurs messages devant des élèves à l’école franco-chypriote de Nicosie, où il a estimé que « la guerre naît des malentendus, des incompréhensions ou de la folie de certains dirigeants et parfois de peuples qui pensent que leur sécurité viendra de la destruction du voisin ». Il a également déclaré que les Etats-Unis ne protégeraient plus l’Europe « dans la durée » et a plaidé pour plus de souveraineté européenne.


En visite à Chypre, Emmanuel Macron a adressé plusieurs messages aux élèves de l’école franco-chypriote de Nicosie. Il a déclaré : « La guerre naît des malentendus, des incompréhensions ou de la folie de certains dirigeants et parfois de peuples qui pensent que leur sécurité viendra de la destruction du voisin », alors que des conflits meurtriers touchent actuellement l’Ukraine et le Moyen-Orient.

Le président a également conseillé à la jeunesse de « toujours chercher à comprendre les autres » et de cultiver le « goût de l’avenir ». Il a affirmé : « Aime la guerre celui qui n’espère plus rien […] Quand tu aimes l’avenir, tu n’as aucune envie de faire la guerre », sans toutefois nommer spécifiquement ceux qu’il considère comme n’ayant plus d’espoir.

Emmanuel Macron a précisé que les États-Unis ne protégeraient plus l’Europe « dans la durée ». Il a indiqué que « le défi de notre Europe c’est d’être plus forte et plus indépendante », évoquant « l’affaire du Groenland » ainsi que « ce qu’il se passe aujourd’hui en Iran », où Trump (avec Israël) a initié une guerre sans juger bon de prévenir ses alliés européens. Il a également fait allusion à « un peu ce qu’il se passe en Ukraine ».

Concernant la défense européenne, il a déclaré : « Ils sont là encore, c’est formidable, ce sont des alliés. Mais l’Europe s’est construite en pensant que pour toute l’éternité, les États-Unis nous protégeraient. Pour votre génération, je pense que ce ne sera plus vrai ».

Il a insisté sur l’importance d’être « capable de nous protéger nous-mêmes » : « Si demain on n’est plus capable de nous protéger nous-mêmes pour notre défense, si toutes nos solutions technologiques sont dans la main des autres, on pourra dire ce qu’on veut, on ne choisira plus », plaidant ainsi pour une plus grande souveraineté européenne.