Tunisie

La Tunisie, un patrimoine naturel et culturel selon l’UNESCO.

La Tunisie est mentionnée dans le premier rapport mondial de l’UNESCO sur les sites désignés, qui examine plus de 2 260 sites couvrant plus de 13 millions de km². En plus du site naturel de l’Ichkeul (1980), la Tunisie compte sept sites culturels inscrits au patrimoine mondial, dont l’île de Djerba, inscrite en 2023.


La Tunisie est mentionnée dans le premier rapport mondial de l’UNESCO sur ses sites désignés, qui regroupe des lieux reconnus pour leur valeur exceptionnelle pour l’humanité, en soulignant leur rôle essentiel pour la biodiversité et les populations.

Intitulé « Vivre avec la nature dans les sites désignés par l’UNESCO : contributions mondiales et locales », ce rapport analyse pour la première fois de manière globale plus de 2 260 sites couvrant plus de 13 millions de km².

Les sites désignés par l’UNESCO comprennent des espaces avec des approches variées : les sites du patrimoine mondial, qui sont reconnus pour leur valeur universelle exceptionnelle, les réserves de biosphère, qui allient conservation et développement durable, et les géoparcs mondiaux, axés sur la protection et la valorisation du patrimoine géologique. Ces sites sont gérés pour préserver leurs valeurs naturelles, culturelles et scientifiques, tout en soutenant les communautés locales.

Selon l’organisation, ces zones forment un réseau unique où les populations d’animaux sauvages sont restées relativement stables depuis 1970, alors qu’elles ont enregistré une chute de 73 % au niveau mondial. Elles abritent plus de 60 % des espèces recensées et stockent environ 240 gigatonnes de carbone.

Le rapport met également en avant leur dimension humaine. Près de 900 millions de personnes résident dans ces sites, où plus de 1 000 langues sont parlées, tandis qu’environ 10 % du produit intérieur brut mondial y est généré.

Dans ce contexte, la Tunisie est représentée par plusieurs de ses espaces naturels qui figurent dans les inventaires du rapport, notamment le Parc national de l’Ichkeul et la réserve de biosphère de Jebel Bou-Hedma, sans développement spécifique.

L’UNESCO met en garde contre une pression environnementale croissante : près de 90 % des sites sont exposés à un stress environnemental élevé et plus d’un quart d’entre eux pourrait atteindre un seuil critique d’ici 2050 en l’absence de mesures renforcées.

L’organisation appelle à intensifier les actions, en particulier à travers la restauration des écosystèmes, une meilleure intégration de ces sites dans les politiques climatiques et une gouvernance plus inclusive.

Basé sur des partenariats avec plus de 20 institutions de recherche à l’échelle mondiale, le rapport conclut sur la nécessité d’accélérer ces efforts, en reconnaissant les sites désignés par l’UNESCO non seulement comme des zones de conservation, mais aussi comme des atouts stratégiques pour faire face aux défis environnementaux et sociétaux mondiaux.

En plus du site naturel de l’Ichkeul (1980), la Tunisie héberge sept sites culturels inscrits au patrimoine mondial : les médinas de Tunis, de Sousse et de Kairouan, les sites de Carthage, d’El Jem, de Kerkouane et de Dougga, ainsi que l’île de Djerba, ajoutée en 2023.

À cette liste s’ajoute le « Géoparc Dahar », officiellement inscrit le 15 avril 2026 sur la Liste des géoparcs mondiaux de l’UNESCO. S’étendant sur 6 000 km² à travers les gouvernorats de Tataouine, Médenine et Gabès, ce territoire adopte une approche participative alliant géotourisme, éducation et développement durable.

Le Géoparc Dahar, qui témoigne de 250 millions d’années d’histoire de la Terre et possède une richesse exceptionnelle en fossiles, constitue une transition unique entre les plaines méditerranéennes et le désert saharien.