La Russie stoppe sa livraison de gaz kazakh à l’Allemagne.
Au 1er mai, la Russie va cesser de livrer du pétrole kazakh via l’oléoduc Droujba à une raffinerie importante pour l’approvisionnement de l’est de l’Allemagne. Mercredi, le gouvernement a divisé par deux sa prévision de croissance pour 2026, à 0,5 %, le choc énergétique freinant notamment la reprise de l’économie allemande.
Les incertitudes concernant l’économie allemande s’intensifient. À partir du 1er mai, la Russie cessera ses livraisons de pétrole kazakh via l’oléoduc Droujba à une raffinerie essentielle pour l’approvisionnement de l’est de l’Allemagne, a annoncé le gouvernement allemand mercredi.
Berlin a cherché à rassurer en précisant que la sécurité énergétique du pays n’est pas menacée. Un porte-parole du gouvernement a indiqué lors d’un point presse régulier que la raffinerie « peut également être approvisionnée en pétrole brut via le port maritime de Rostock », situé au nord de l’Allemagne et relié à Schwedt par un oléoduc.
Jusqu’à l’invasion russe de l’Ukraine, la raffinerie de Schwedt était exclusivement alimentée en pétrole russe, grâce à Rosneft Deutschland, une filiale allemande du groupe public russe Rosneft, qui est sous tutelle nationale depuis 2022. En raison de l’embargo sur le pétrole russe en réaction à la guerre, la raffinerie a été contrainte de trouver d’autres fournisseurs, y compris le Kazakhstan, par le biais de la même branche de l’oléoduc Droujba, bien que le pétrole transite par le territoire russe.
Cette annonce concerne le tronçon nord de l’oléoduc Droujba, qui permet d’exporter le pétrole du Kazakhstan vers l’Allemagne en traversant la Russie. Le bras sud, qui passe par l’Ukraine pour approvisionner notamment la Hongrie et la Slovaquie, était hors service depuis une frappe russe en janvier. Kiev a annoncé mardi avoir achevé les travaux de réparation pour permettre sa reprise.
Cependant, la suspension des livraisons par Moscou en Allemagne, premier soutien financier de Kiev dans la guerre contre la Russie, augmente les incertitudes pour l’économie allemande. Cette situation se produit en pleine crise énergétique mondiale liée à la guerre au Moyen-Orient.
Mercredi, le gouvernement a réduit de moitié sa prévision de croissance pour 2026, qui est désormais de 0,5 %, le choc énergétique freinant sérieusement la reprise de l’économie allemande, déjà en difficulté depuis la guerre en Ukraine, qui avait entraîné une augmentation des prix de l’énergie, affectant l’industrie du pays.

