Tunisie

Aides sociales : qui sont les bénéficiaires et quelle date pour l’entrée en vigueur ?

L’allocation mensuelle destinée aux familles nécessiteuses sera portée à 280 dinars, contre 260 dinars auparavant, à la faveur d’une augmentation de 20 dinars décidée conjointement par les ministères des Affaires sociales et des Finances. Près d’un million de citoyens sont concernés par cette revalorisation, dont environ 260 000 familles nécessiteuses et 220 000 bénéficiaires de pensions faibles.


L’allocation mensuelle destinée aux familles en difficulté sera augmentée à 280 dinars, passant de 260 dinars, grâce à une hausse de 20 dinars décidée par les ministères des Affaires sociales et des Finances, dans le cadre de la revalorisation annuelle du programme de sécurité sociale.

D’après l’expert en protection sociale Badr Semmoui, cette augmentation devrait être versée en mai, avec un effet rétroactif couvrant les mois de janvier à avril. Les bénéficiaires recevront ainsi les arriérés correspondants, en plus d’une éventuelle prime pour l’Aïd al-Adha, estimée à 60 dinars.

Cette mesure concerne également les bénéficiaires de pensions modestes de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS). À partir de maintenant, les pensions minimales ne seront pas inférieures à 280 dinars, l’État prenant en charge la différence pour celles qui se situent en dessous de ce seuil.

En tout, près d’un million de citoyens sont concernés par cette revalorisation, dont environ 260 000 familles nécessiteuses et 220 000 bénéficiaires de pensions faibles. En plus de l’allocation de base, les familles reçoivent également des aides financières ponctuelles lors des fêtes religieuses et de la rentrée scolaire, ainsi qu’une allocation mensuelle de 30 dinars par enfant de moins de 18 ans.

L’octroi de ces aides repose sur des critères spécifiques, basés principalement sur le niveau de revenu mensuel par rapport au salaire minimum. Le dispositif utilise une grille d’évaluation établie par des travailleurs sociaux, tenant compte de la situation familiale et de l’environnement du bénéficiaire, avec un croisement automatisé des données pour assurer transparence et éligibilité.