« Fraude au deuil » : des cybercriminels ne ciblent pas que les endeuillés
Des cybercriminels pratiquant l’arnaque au deuil envoient des messages aux personnes ayant récemment perdu un proche, indiquant l’existence d’une assurance-vie au nom du défunt. Cette escroquerie a connu une forte recrudescence en Belgique, où quelque 130 cas ont été signalés aux autorités.
« Chère Madame, nous avons été informés du décès et souhaitons vous informer de l’existence d’une assurance-vie au nom du défunt. » Ce type de message est envoyé par des cybercriminels pratiquant l’escroquerie au deuil à des personnes ayant récemment perdu un proche. Ces malfaiteurs identifient leurs cibles en consultant des sites de condoléances en ligne, d’après L’Indépendant lundi.
Comme dans toute fraude de type hameçonnage, le but des pirates est de récupérer des données personnelles. Pour cela, ils se font passer pour des notaires, des gestionnaires d’assurance-vie ou des banquiers, et promettent à leurs victimes la possibilité d’un gain ou d’un héritage. Ils demandent ensuite aux cibles d’envoyer des informations ou des documents nécessaires au futur paiement.
Plusieurs formats, un seul objectif
Dans une autre variante de cette escroquerie, les malfaiteurs prétendent vouloir partager des informations sur le défunt avec des amis de ce dernier. Ils expliquent alors avoir des difficultés à télécharger l’avis de décès et demandent aux proches de le leur envoyer. Là encore, le seul objectif est de pousser la cible à fournir des informations qui seront ensuite utilisées.
Cette escroquerie a connu une nette augmentation en Belgique, où environ 130 cas ont été signalés aux autorités. La plus grande prudence est donc conseillée en France. Le risque d’être piégé est accru, car les cybercriminels s’en prennent à des personnes déjà fragilisées par le deuil, utilisant un ton compatissant qui inspire confiance.

