Tunisie

OBS 2025 : la Tunisie ne parvient pas à tripler son score budgétaire

La Tunisie a porté son score de contrôle budgétaire de 12 à 37 sur 100 entre 2023 et 2025, selon l’Indice du Budget Ouvert 2025 publié le 22 avril à Tunis par l’ATGL et l’IBP. Le score de transparence recule de 16 à 11 sur 100, en raison de l’absence de publication de plusieurs documents budgétaires.


La Tunisie a augmenté son score de contrôle budgétaire de 12 à 37 sur 100 entre 2023 et 2025, d’après les résultats de l’Indice du Budget Ouvert 2025 publiés ce mercredi 22 avril à Tunis par l’Association Tunisienne de Gouvernance Locale (ATGL) et l’International Budget Partnership (IBP). Cet indice évalue la transparence, la participation citoyenne et le contrôle budgétaire dans 125 pays.

Cette amélioration est attribuée à une reprise significative des activités de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). La participation citoyenne a également progressé, passant de 4 à 6 sur 100.

En revanche, le score de transparence a reculé de 16 à 11 sur 100, en raison de l’absence de publication de plusieurs documents budgétaires, tels que la déclaration prébudgétaire, le projet de loi de finances, le budget citoyen, le rapport de fin d’année et la révision à mi-parcours, sans oublier le retard dans la publication du rapport d’audit de la Cour des comptes.

Le rapport formule des recommandations à trois institutions. Le ministère des Finances est appelé à publier en ligne et en temps utile tous les documents budgétaires, à organiser des consultations prébudgétaires publiques entre juin et août, à améliorer le contenu des rapports mensuels d’exécution, et à produire un budget citoyen dans des formats accessibles, notamment en audio, vidéo sous-titrée en langue des signes tunisienne et en braille.

L’ARP est encouragée à permettre aux citoyens et aux organisations de la société civile de témoigner lors des auditions budgétaires et à examiner les rapports d’exécution avant tout virement de crédits.

Enfin, la Cour des comptes est incitée à renforcer son indépendance par la nomination parlementaire de son président et à impliquer la société civile dans l’élaboration de son programme d’audit.