Meeting pour le 68ème anniversaire de la récupération de Tarfaya.
La famille de la résistance et les habitants de la ville de Tarfaya ont célébré, mercredi, le 68e anniversaire du retour de la ville dans le giron de la Nation. Au cours de cette célébration, des aides financières ont été distribuées au profit de 30 anciens résistants et membres de l’Armée de libération, ainsi qu’à leurs ayants droit.
La famille de la résistance et les habitants de la ville de Tarfaya ont célébré, mercredi, dans une ambiance empreinte de patriotisme et de citoyenneté, le 68e anniversaire du retour de la ville dans le giron de la Nation.
Lors d’un meeting organisé à cette occasion, Mustapha El Ktiri, le Haut-Commissaire aux anciens résistants et membres de l’Armée de libération, a souligné que la libération de Tarfaya de l’emprise coloniale, première étape vers l’indépendance nationale et le recouvrement de l’intégrité territoriale du Royaume, est le fruit d’une lutte nationale acharnée menée par le peuple marocain sous la conduite du Trône Alaouite.
M. El Ktiri a rappelé que les tribus du Sahara marocain ont fait preuve d’une résistance farouche, depuis la fin du 19e siècle, face aux incursions étrangères, s’opposant avec détermination aux convoitises coloniales sur leurs territoires.
Il est également revenu sur les manifestations qui ont eu lieu dans plusieurs villes du Sud, telles que Laâyoune, Es-Semara, Boujdour, Tarfaya, Dakhla, Tan-Tan et Sidi Ifni, pour dénoncer l’exil de feu Sa Majesté Mohammed V et de la Famille Royale en 1953, précisant que leurs populations se sont engagées dans la lutte armée, demeurant fidèles aux valeurs nationales.
Il a ainsi rappelé les soulèvements des tribus d’Aït Baâmrane en 1947 et 1951 contre la présence espagnole, notant que ces mouvements de résistance se sont poursuivis jusqu’à la victoire et à l’indépendance, concrétisant les aspirations du peuple marocain à la liberté et à l’unité nationale.
La fin du protectorat, a-t-il ajouté, n’a été que le début du « Grand Jihad » pour l’édification du Maroc moderne et la libération des territoires encore occupés. Il a souligné le discours historique prononcé par feu SM Mohammed V à M’Hamid El Ghizlane, le 25 février 1958, appelant à la poursuite de la lutte pour le recouvrement de l’ensemble du territoire national.
M. El Ktiri a mentionné que la récupération de la province de Tarfaya, le 15 avril 1958, intervenue peu après cette visite Royale, constitue un acquis historique majeur qui a mis un terme aux ambitions coloniales.
Cet événement, a-t-il affirmé, a renforcé la détermination nationale à poursuivre la lutte pour la récupération des autres territoires sous la conduite de feu SM Hassan II, rappelant notamment la récupération de Sidi Ifni en 1969, la glorieuse Marche Verte en 1975, le départ du dernier soldat étranger de Laâyoune en 1976, ainsi que la récupération d’Oued Eddahab en 1979.
M. El Ktiri a également souligné qu’au bout de 68 ans, le Maroc récolte aujourd’hui les fruits d’une politique visionnaire tournée vers l’avenir, qui a permis au Royaume de renforcer sa position sur la scène internationale, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI. Il a également mis en avant les avancées réalisées en matière de défense de l’intégrité territoriale, évoquant les efforts diplomatiques liés au plan d’autonomie.
Ce meeting, auquel ont assisté le gouverneur de Tarfaya, Mohamed Hamim, des élus, des responsables locaux et des membres de la famille de la résistance et de l’Armée de libération, a été marqué par un hommage rendu à plusieurs anciens résistants de la province. Des aides financières ont été attribuées à 30 anciens résistants et membres de l’Armée de libération, ainsi qu’à leurs ayants droit.
De plus, M. El Ktiri et la délégation l’accompagnant ont visité l’espace de la mémoire historique de la résistance et de l’Armée de libération à Tarfaya, ainsi que le siège de la délégation provinciale du Haut-Commissariat.

