EN IMAGES. Expositions photos à Paris : Lee Miller, Nan Goldin, Martin Parr à découvrir
Lee Miller a immortalisé la libération de Saint-Malo en 1944. L’exposition « American Images » de Dana Lixenberg est visible jusqu’au 24 mai à la Maison européenne de la photographie.
Lee Miller a eu mille vies : mannequin, artiste surréaliste, photographe de mode, correspondante de guerre… Mentionnée récemment dans un biopic avec Kate Winslet, son parcours exceptionnel est à l’honneur dans une vaste rétrospective au musée d’Art Moderne de Paris, visible jusqu’au 2 août 2026.
Lee Miller fut l’une des rares femmes à être reconnue comme correspondante de guerre par les États-Unis durant la Seconde Guerre mondiale. Elle a capturé la libération de Saint-Malo en 1944 et est l’une des premières à témoigner des horreurs des camps de Dachau et Buchenwald l’année suivante, photographiant ces lieux avec son ami, le photographe David E. Scherman.
Au musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin, une autre icône de la photographie, Robert Capa, est exposée jusqu’au 20 décembre 2026. Plus de soixante tirages de presse d’époque retracent le parcours du photographe hongrois et son travail au sein du conflit.
Parmi ses clichés emblématiques, figure celui nommé « La Tondue de Chartres », qui témoigne de l’humiliation subie par les femmes tondues en public à la Libération, exposé au musée de la Libération de Paris.
Jusqu’au 21 juin, le Grand Palais consacre une grande exposition à Nan Goldin, icône de la photographie contemporaine. C’est la première rétrospective en France de ses vidéos et diaporamas.
Intitulée « This Will Not End Well », l’exposition de Nan Goldin met en avant près de cinquante ans de créations et le quotidien de l’artiste avec ses proches, capturés depuis les années 1970.
Martin Parr, figure majeure de la photographie contemporaine récemment disparue, expose au musée du Jeu de Paume jusqu’au 24 mai prochain.
L’exposition « Global Warming » présente plusieurs séries réalisées par le photographe britannique depuis les années 1970, abordant des thématiques récurrentes telles que les effets du tourisme de masse et la surconsommation.
Jusqu’au 24 mai, la Maison européenne de la photographie présente le travail de l’artiste néerlandaise Dana Lixenberg à travers l’exposition « American Images ».
Dana Lixenberg immortalise les États-Unis et leurs fractures sociales depuis trente ans. La MEP souligne : « Au centre de son œuvre, l’humain demeure le sujet premier. Lixenberg construit un récit vivant de différentes communautés – des figures publiques aux personnes reléguées aux marges – honorant la pleine humanité de chacun·e, au-delà de leur condition. »

