France

États-Unis : Trump ne lève pas les interdictions sur les substances psychédéliques

Donald Trump a pris samedi un décret pour lever les restrictions sur des substances psychédéliques afin de faciliter la recherche sur leurs effets antidépresseurs. Le décret « lèvera les obstacles juridiques qui empêchent les chercheurs, scientifiques, médecins et cliniciens américains d’étudier correctement ces médicaments », a déclaré Robert Kennedy Jr., secrétaire américain à la Santé.


C’est une décision qui permettra aux scientifiques d’explorer de nouvelles pistes dans la lutte contre le stress post-traumatique. Donald Trump a signé samedi un décret visant à lever les restrictions sur certaines substances psychédéliques pour faciliter la recherche sur leurs effets antidépresseurs.

Le décret souligne qu’environ 6.000 vétérans américains mettent fin à leurs jours chaque année, un chiffre deux fois supérieur à celui de la population générale. Il ordonne à l’agence américaine du médicament, la FDA, d’accélérer l’évaluation de certaines substances, afin de faciliter leur utilisation par les patients.

Des psychédéliques autorisés au Mexique

Aux États-Unis, comme dans de nombreux pays, l’accès à ces substances est extrêmement restreint, voire totalement interdit, car elles sont classées comme addictives. Le président américain et son administration cherchent à modifier cette situation progressivement.

Des anciens combattants, notamment d’anciens membres des forces spéciales, militent depuis des années pour obtenir un meilleur accès à certaines de ces substances psychédéliques afin de traiter leur stress post-traumatique, malgré leur réputation liée à la contre-culture hippie. Ils affirment que les traitements antidépresseurs qui leur sont prescrits s’avèrent inefficaces, et certains se sont rendus au Mexique, où ces psychédéliques sont légaux, pour en bénéficier.

Trump influencé par Joe Rogan

Donald Trump a déclaré samedi matin avoir été incité à prendre ce décret par Joe Rogan, un podcasteur conservateur influent qui se trouvait à ses côtés dans le bureau ovale de la Maison-Blanche. L’une des substances mentionnées dans le décret est l’ibogaïne, issue d’un arbuste de la forêt équatoriale africaine. Le président a affirmé que les patients ayant utilisé cette substance « ont vu en un mois une réduction de 80 à 90 % de leurs symptômes de dépression et d’anxiété », ajoutant en riant : « Je pourrais en avoir, s’il vous plaît ? » Cependant, cette substance présente des risques, notamment cardiaques.

Le décret « lèvera les obstacles juridiques qui empêchent les chercheurs, scientifiques, médecins et cliniciens américains d’étudier correctement ces médicaments et, lorsque cela sera approprié, d’établir des protocoles pour leur usage thérapeutique sûr », a déclaré Robert Kennedy Jr., secrétaire américain à la Santé.