Guerre au Moyen-Orient : Israël considère Beyrouth comme une « occasion historique » contre le Hezbollah.
Des frappes israéliennes ont visé le sud de Beyrouth et le Hezbollah a tiré une trentaine de roquettes sur le nord d’Israël mercredi. Le gouvernement pakistanais a notamment annoncé mercredi des coupures d’électricité d’environ deux heures chaque soir aux heures de pointe.
Des frappes israéliennes ont touché le sud de Beyrouth, tandis que le Hezbollah a lancé une trentaine de roquettes vers le nord d’Israël mercredi, un jour après que le Liban et Israël aient décidé d’engager des négociations directes en vue d’une paix durable. Ces discussions ont été dénoncées par le Hezbollah.
Depuis ses frappes massives du « mercredi noir », survenues le 8 avril et ayant causé plus de 350 morts à Beyrouth et dans d’autres régions du Liban, Israël n’avait plus ciblé la capitale libanaise sous la pression diplomatique. Ce mercredi, Israël a également demandé aux habitants du sud du Liban, zone touchée par ses frappes, d’évacuer une vaste zone s’étendant entre la frontière et le fleuve Zahrani, situé à plus de 40 km au nord.
Parallèlement, plusieurs sources en provenance du Golfe, du Pakistan et d’Iran ont rapporté que les délégations américaine et iranienne pourraient se rendre de nouveau à Islamabad cette semaine. Un haut représentant iranien a indiqué qu’aucune date n’avait été fixée pour le moment. Des sources bien informées des négociations ont rapporté lundi que les échanges se poursuivaient malgré l’impasse du premier cycle de pourparlers qui a eu lieu pendant le week-end.
De plus, le Washington Post a révélé ce mercredi que les États-Unis prévoient d’envoyer des milliers de soldats supplémentaires au Moyen-Orient dans les jours à venir. Selon des responsables américains, ils envisagent la possibilité de nouvelles frappes aériennes ou d’opérations terrestres si le fragile cessez-le-feu venait à être rompu.
En attendant, la flambée des prix de l’énergie se poursuit. Le gouvernement pakistanais a annoncé ce mercredi des coupures d’électricité d’environ deux heures chaque soir aux heures de pointe, afin de « prévenir une forte hausse des tarifs » dans le pays.

