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Mahdieh Esfandiari, condamnée pour apologie du terrorisme, est rentrée en Iran.

Mahdieh Esfandiari, une Iranienne condamnée pour apologie du terrorisme, est rentrée en Iran mercredi après avoir été détenue en France. Elle avait été arrêtée en février 2025 et condamnée à quatre ans de prison, dont un ferme, pour avoir alimenté des comptes de l’organisation Axe de la Résistance avec des publications sur les plateformes Telegram, X, Twitch et YouTube.


En pleine guerre au Moyen-Orient, Mahdieh Esfandiari, une Iranienne précédemment condamnée en France pour apologie du terrorisme, est rentrée en Iran mercredi, selon un rapport de la télévision d’État. Ce retour soulève la question de savoir s’il a servi de monnaie d’échange pour permettre la libération des otages français détenus en Iran.

Ce retour intervient après celui de Cécile Kohler et Jacques Paris, qui, après avoir été emprisonnés, avaient été placés sous assignation à résidence à Téhéran pendant près de quatre ans à la suite d’accusations d’espionnage.

Mahdieh Esfandiari, militante pour les droits des Palestiniens, a été arrêtée en février 2025. La télévision d’État iranienne a annoncé qu’elle était rentrée en Iran après sa libération d’une prison française. Originaire d’Iran, elle était arrivée en France en 2018, travaillant comme traductrice après avoir obtenu son diplôme à Lyon. Elle avait été condamnée à quatre ans d’emprisonnement, dont un ferme, pour avoir alimenté en publications les comptes de l’organisation Axe de la Résistance en 2023 et 2024, notamment sur Telegram, X, Twitch et YouTube. Ces publications ont fait l’apologie de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, appelant à des actes de « terrorisme » et portant des injures à l’encontre de la communauté juive.

Peu après l’annonce du départ d’Iran des deux Français, leur assignation à résidence avait été levée. Le pouvoir iranien avait mentionné ces derniers mois un éventuel échange de détenus, information jamais confirmée par Paris.