La Tunisie ne néglige pas les bailleurs internationaux pour 2024-2034.
La Tunisie cherche à mobiliser des financements internationaux pour mettre en œuvre sa stratégie nationale de sécurité routière 2024-2034 afin d’aligner le pays sur la deuxième Décennie d’action des Nations Unies (2021-2030). Lors d’un séminaire organisé par le CFAD, des experts ont mis en évidence que sans financements extérieurs massifs, la Tunisie risque de ne pas atteindre ses engagements en matière de développement durable.
La Tunisie cherche à attirer des financements internationaux importants afin de mettre en œuvre sa stratégie nationale de sécurité routière 2024-2034. L’objectif est d’aligner le pays sur la deuxième Décennie d’action des Nations Unies (2021-2030), tandis que les ressources budgétaires nationales peinent à répondre à l’ampleur de ce fléau devenu une priorité mondiale de santé publique.
Lors du séminaire intitulé « Les moyens de tirer profit des programmes internationaux pour le développement et le financement de la sécurité routière », organisé par le Centre de Formation et d’Appui à la Décentralisation (CFAD) en collaboration avec l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR), l’Académie diplomatique internationale de Tunis et le ministère de l’Économie et de la Planification, des experts nationaux et internationaux ont mis en évidence une réalité inéluctable : sans financements extérieurs substantiels, la Tunisie risque de ne pas atteindre ses engagements en matière de développement durable.
Le directeur général du CFAD a plaidé en faveur du renforcement des partenariats public-privé, soulignant l’importance de réduire les écarts de financement entre les grandes agglomérations et les zones rurales. « L’équité territoriale est non négociable », a-t-il précisé, appelant à une redistribution plus équitable des ressources.
La stratégie 2024-2034 prévoit la création d’un portefeuille de projets « prêts à financer » (Project Pipeline) et l’intégration systématique de la sécurité routière dans la planification locale et municipale. Pour le directeur général de l’ONSR, cette approche représente un « levier de stabilité sociale et un indicateur de bonne gouvernance », essentiel pour rétablir la confiance des citoyens dans l’action publique.
L’Académie diplomatique internationale a fourni une analyse détaillée des opportunités accessibles via la Banque mondiale, le Fonds des Nations Unies pour la sécurité routière (UNRSF), la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne. Les intervenants ont insisté sur le fait que la sécurité routière doit être perçue à la fois comme un droit humain fondamental et comme un outil diplomatique pouvant renforcer la capacité de négociation de la Tunisie avec ses partenaires.
Le directeur général de la coopération africaine au ministère de l’Économie et de la Planification a défini les conditions essentielles pour bénéficier de ces financements : une coordination préalable avec toutes les parties prenantes, le respect des normes environnementales et sociales des bailleurs, et un suivi rigoureux de l’exécution physique et financière des projets. Selon lui, seule cette triple exigence garantira des résultats « concrets et mesurables » des engagements internationaux.

