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Irak : des dizaines de milliers ne manifestent pas contre la guerre au Moyen-Orient

Des dizaines de milliers d’hommes et quelques femmes ont envahi les rues autour de la place Tahrir, au centre de Bagdad, samedi après-midi, brandissant le drapeau irakien et scandant : « Non, non à Israël » et « Non, non à l’Amérique ». Moqtada Sadr avait appelé à des manifestations pacifiques « pour condamner l’agression sionisto-américaine et instaurer la paix dans la région ».


Des dizaines de milliers d’hommes et quelques femmes ont envahi les rues autour de la place Tahrir, au centre de Bagdad, samedi après-midi, brandissant le drapeau irakien et scandant : « Non, non à Israël » et « Non, non à l’Amérique ».

« La manifestation d’aujourd’hui est l’expression d’un rejet de l’agression, de l’arrogance et de l’injustice partout dans le monde, pas seulement en Irak », a déclaré à l’AFP Dhirgham Samir, participant au rassemblement. Pour Samir, quadragénaire, « il s’agit d’une guerre insensée, qui vise les civils ».

Des milliers de personnes ont été tuées depuis le début de la guerre dans la région, principalement en Iran et au Liban, touchés par les hostilités entre le mouvement pro-iranien Hezbollah et Israël.

Dans un communiqué, Moqtada Sadr avait appelé à des manifestations pacifiques « pour condamner l’agression sionisto-américaine et instaurer la paix dans la région ».

Moqtada Sadr, 51 ans, bénéficie du soutien d’une très large frange de la communauté chiite, la plus importante en Irak comme en Iran. Il s’est rendu populaire après l’invasion américaine de 2003 par sa résistance armée à l’occupant via son Armée du Mehdi, qu’il a ensuite dissoute. Il est entré en politique notamment sur le créneau de la lutte contre la corruption et de la reconstruction de l’Irak.

Moqtada Sadr, qui entretient des relations en dents de scie avec l’Iran, a pris ses distances avec la vie politique ces dernières années.