Eau : la Tunisie lance un programme de 1,8 milliard de dinars
La Tunisie poursuit, en 2025 et 2026, un vaste programme de développement des infrastructures hydrauliques, avec un investissement global estimé à environ 1 812,2 millions de dinars. L’État entend porter le taux de mobilisation des ressources hydrauliques de surface à 98 %, contre 95 % actuellement, notamment grâce à l’entrée en exploitation du barrage de Mellegue Supérieur.
La Tunisie met en œuvre, en 2025 et 2026, un large programme de développement des infrastructures hydrauliques, avec un investissement total évalué à environ 1 812,2 millions de dinars. Ce programme vise à renforcer la capacité de stockage des barrages et à améliorer la gestion des ressources en eau.
Ce plan inclut en particulier la construction et le raccordement de nouveaux barrages, ainsi que des travaux destinés à protéger les ouvrages existants contre l’envasement, qui représente une menace pour leur pérennité. L’objectif est également d’optimiser les techniques de gestion en tenant compte des spécificités environnementales propres à chaque barrage.
De plus, l’État prévoit d’augmenter le taux de mobilisation des ressources hydrauliques de surface à 98 %, contre 95 % actuellement, grâce à l’entrée en service du barrage de Mellegue Supérieur, considéré comme un projet structurant dans le cadre du dispositif hydraulique national.
Plusieurs chantiers importants sont également en cours ou prévus, notamment la réalisation des barrages de Raghai et de Tassa, l’augmentation de la capacité du barrage de Bouherthma, ainsi que le développement de réservoirs à Saïda et à la Kalâa Kebira.
Dans un souci de meilleure gestion des ressources en eau, un programme de transfert de l’excédent d’eau du nord vers le centre est également planifié, pour un coût de 2,487 millions de dinars. Ce projet a pour but de renforcer l’équilibre territorial dans la distribution de l’eau.
Parallèlement, un projet de protection contre les inondations, concernant la zone basse 2 (D2) de l’oued Medjerda, sera mis en œuvre avec un budget estimé à 284 millions de dinars.
Ce dispositif devrait contribuer à limiter les risques liés aux catastrophes naturelles, tout en garantissant la pérennité des ressources hydriques et la protection des zones agricoles.

