Guerre au Moyen-Orient : l’Iran refuse l’ultimatum de Trump
Les forces armées iraniennes ont rejeté samedi soir le nouvel ultimatum de Donald Trump exigeant le déblocage du détroit d’Ormuz sous 48 heures, en jugeant « stupides » ses menaces. Au 36e jour de la guerre déclenchée par une offensive israélo-américaine contre l’Iran, des attaques ont visé une centrale nucléaire, un complexe pétrochimique et un terminal frontalier avec l’Irak, faisant sept morts au total selon les autorités.
Les forces armées iraniennes ont refusé, samedi soir, le nouvel ultimatum proposé par Donald Trump, qui exigeait la réouverture du détroit d’Ormuz dans un délai de 48 heures. Ils ont qualifié ses menaces de « stupides », affirmant qu’il était impossible de « déchaîner les enfers » sur l’Iran, tout en poursuivant les recherches pour retrouver un pilote américain disparu suite au crash d’un avion de chasse survenu la veille.
Au 36e jour de la guerre déclenchée par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, des attaques ont ciblé un site nucléaire emblématique, un complexe pétrochimique et un terminal frontalier à la frontière avec l’Irak, entraînant un bilan de sept morts, selon les autorités.
L’Iran a également déclaré que les navires irakiens, considérés comme un « pays frère », n’étaient pas soumis aux restrictions de navigation dans le détroit, lesquelles ne concernent que les « ennemis ».
Précédemment, la centrale nucléaire de Bouchehr, construite avec le soutien de la Russie, avait subi une frappe. L’agence de presse Irna a rapporté qu’un projectile avait touché « une zone proche de la centrale », tuant un garde. Aucune dégradation aux installations n’a été signalée.
La Russie a informé qu’environ 200 employés du géant nucléaire Rosatom avaient commencé à évacuer la centrale.
Parmi les autres cibles des frappes israélo-américaines, un complexe pétrochimique au sud-ouest de l’Iran a fait cinq victimes, selon les autorités locales, de même qu’un terminal commercial à la frontière irakienne, entraînant la mort d’un citoyen irakien.
Plus de 30 universités ont également été frappées depuis le 28 février, selon le ministre iranien des Sciences.

