International

En images : Khamenei, Tangsiri, Larijani… Dirigeants iraniens tués en un mois de guerre

L’ayatollah Ali Khamenei, numéro un du pouvoir iranien depuis 1989, a été tué au premier jour de la guerre, le 28 février, lors d’une frappe sur Téhéran. Le ministre du Renseignement Esmaïl Khatib a été tué par une frappe israélienne à Téhéran le 18 mars.


L’ayatollah Ali Khamenei, chef du pouvoir iranien depuis 1989, a été tué le 28 février, lors du premier jour de la guerre, à la suite d’une attaque sur Téhéran qui a également fait plusieurs victimes parmi sa famille. Son fils, Mojtaba, bien qu’il ait été blessé, lui a succédé en tant que guide suprême, mais ne s’est pas encore manifesté en public.

Ce lundi, l’Iran a confirmé la mort d’Alireza Tangsiri, commandant de la marine des Gardiens de la révolution, que des responsables israéliens affirmaient avoir abattu la semaine précédente avec d’autres hauts officiers, tenus responsables du blocage du détroit d’Ormuz. Ce vétéran de la guerre Iran-Irak (1980-1988), qui dirigeait la marine depuis 2018, était une figure reconnue des forces armées.

La disparition d’Ali Larijani constitue sans doute un des plus grands revers pour la République islamique depuis la mort d’Ali Khamenei. Il a été tué le 17 mars lors d’une frappe israélienne, qui a également emporté des membres de sa famille, semble-t-il dans la région de Téhéran. Quelques jours auparavant, il avait été aperçu lors d’un rassemblement pro-gouvernemental à Téhéran.

Mohammad Pakpour, ancien chef des forces terrestres, n’était en fonction à la tête des Gardiens de la révolution que depuis juin 2025, date de sa nomination après la mort d’Hossein Salami, abattu au cours de la guerre de 12 jours entre Israël et l’Iran. Pakpour a été tué le premier jour du conflit et a été remplacé par Ahmad Vahidi, ancien ministre de l’Intérieur et de la Défense.

Ali Shamkhani, pilier des forces armées depuis les années 1980 et conseiller du guide suprême, a également trouvé la mort au premier jour de la guerre. Il a eu droit à des funérailles publiques à Téhéran.

Le ministre du Renseignement, Esmaïl Khatib, a été tué à Téhéran le 18 mars lors d’une attaque israélienne. En fonction depuis 2021, il était dénoncé par les ONG de défense des droits de l’homme pour son rôle dans la répression des manifestations.

Aziz Nasirzadeh, ministre de la Défense et vétéran de la guerre Iran-Irak, a également succombé le premier jour des hostilités à une frappe.

À la tête de la milice du Bassidj, réunissant des volontaires, Gholamréza Soleimani a été tué dans une attaque le 17 mars.

Ali-Mohammad Naïni, porte-parole des Gardiens de la révolution, a été abattu à l’aube le vendredi 20 mars, dans ce que les Gardiens ont qualifié d’« attaque lâche » des États-Unis et d’Israël. Avant que sa mort ne soit confirmée, l’agence de presse Fars diffusait une déclaration de sa part, vantant la production de missiles de l’Iran.

Enfin, Abdolrahim Mousavi, abattu le premier jour du conflit, n’occupait le poste de chef d’état-major des forces armées que depuis juin 2025, remplaçant Mohammad Bagheri, décédé lors de la guerre de 12 jours.