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Netanyahu ordonne l’extension de la zone de sécurité au Liban.

Le Liban a été impliqué dans le conflit entre Israël et l’Iran suite à une attaque du Hezbollah le 2 mars, en réponse à la mort d’Ali Khamenei. Le ministère de la Santé a rapporté dimanche 1.238 morts depuis le 2 mars, dont 124 enfants, avec 49 personnes tuées ce week-end.


Le Liban a été impliqué dans la guerre entre Israël et les États-Unis, d’une part, et l’Iran, d’autre part, suite à une attaque du Hezbollah pro-iranien contre Israël le 2 mars, en réponse à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué lors d’une frappe à Téhéran.

Le Hezbollah a déclaré, dans des communiqués diffusés dimanche, avoir mené des attaques contre des troupes et des positions israéliennes, tant dans des villages libanais à la frontière que dans des localités du nord d’Israël.

Dans une vidéo, M. Netanyahu a déclaré : « Au Liban, j’ai ordonné à l’instant d’étendre davantage la zone de sécurité existante afin de neutraliser définitivement la menace d’invasion et d’éloigner de la frontière les tirs de missiles antichars. »

L’armée israélienne effectue une incursion terrestre importante dans le sud du Liban pour élargir une « zone tampon ».

Après avoir annoncé dimanche la mort d’un cinquième soldat depuis le 2 mars au Liban, elle a déclaré que ses troupes avaient réalisé « une opération ciblée visant à empêcher les tentatives » du Hezbollah « de s’implanter le long de la frontière libanaise ».

Les forces israéliennes ont traversé « à pied, dans la neige épaisse, depuis le mont Hermon syrien » – qu’Israël occupe depuis la chute en décembre 2024 du président Bachar al-Assad – « jusqu’à la région du mont Dov, dans le sud du Liban, afin de surveiller la zone, de recueillir des renseignements et de localiser les infrastructures terroristes ennemies », selon l’armée.

Récemment, l’armée israélienne a bombardé des ponts situés sur le fleuve Litani, à 30 kilomètres au nord de la frontière.

L’agence de presse officielle libanaise (ANI) a également rapporté plusieurs frappes israéliennes dans le sud du pays dimanche.

« Attaques répétées »

Le ministère de la Santé a communiqué dimanche un bilan actualisé des frappes israéliennes : 1.238 morts depuis le 2 mars, dont 124 enfants. Rien que samedi et dimanche, 49 personnes ont été tuées, y compris 10 secouristes et trois journalistes. Plus de 3.500 personnes ont également été blessées.

Une ambulance d’un service de secours affilié au Hezbollah a été frappée par une attaque israélienne en matinée, tuant deux personnes dans le sud du pays, un secouriste et la personne qu’il tentait de sauver, selon l’organisation contrainte par l’AFP.

Le ministère de la Santé a dénoncé des « attaques répétées de l’ennemi sur le secteur de la santé », ajoutant qu’un entrepôt de médicaments avait été complètement détruit par des frappes.

Depuis le début de la guerre, 52 secouristes et membres du personnel de santé ont été tués, d’après le ministère.

Trois journalistes libanais, tués samedi par une frappe israélienne sur leur voiture dans la région de Jezzine, ont été enterrés lors de funérailles dans un cimetière temporaire en présence de leurs proches et collègues.

Les autorités libanaises ont récemment durci leur ton envers l’Iran en l’accusant d’ingérence. Elles ont ordonné à l’ambassadeur iranien de quitter le pays d’ici dimanche, une décision contestée par le Hezbollah et son allié, le parti chiite Amal.

Une source diplomatique iranienne a déclaré dimanche à l’AFP que Mohammad Reza Raeuf Sheibani ne se plierait pas à cette décision « conformément à la volonté du président (du Parlement) Nabih Berri et du Hezbollah ».

Les étudiants de l’Université américaine de Beyrouth devront suivre leurs cours à distance lundi et mardi, a annoncé l’établissement, qui fermera pendant deux jours après des menaces des Gardiens de la Révolution iraniens de cibler les universités américaines au Moyen-Orient.